36 SATIRE.
Donne à ce conſomè la benediction
Et par un doux tranfport de charité divine
Que je t'ayme, dit ſi, ma pauvre Catherine,
Le botillon pris enſuite il prononce ces mots
Ah! bouillon des bouillons remede à tous mesmaux»
Les Dames cependant, dont l’ame chagrinée
De ces trente bouillons receus la matinée
Viennent ſęa voir quel eſt le bouillon fa vory’
Mais cet homme de Dieu , qui n’a jamais menty.
Les prend l’un aprés l’autre& leur dit à l'oreille,
Que vôtre confommé, Ma fille a fait metveille;
Mais ne raillay je point par un eſprit d’aigreur?
Non c’eft par va que je fais le tailleur;
Gar tous ces mots plaifants; qui font valoir mesrimes
Sont des voiles chréti-ns qui couvrent bien de cri-mes.
Oùüy fi comme une Agnes, je parlois fimplement,
Et fi je ne couvrois ie vice d' cnjoüement
La. fans doute offenferoit la vus
La vertu ſeule a droit de plaire toute nus
Dirois je ingengement Monſient un tel fait mal.
De ne fe point ſervir de Conſeſſional.
Nez à nez, jouë à jouë il confeſſe les Dames,
Il tient toûjours long temps toutes les bellesfemmes.
II veur ton jours ſga voir comme font les maris.
Il eſt tellement fou de la dé vote Iris,
Qu'il eſt meſme jaloux de quiconque la louë
Quand il part pour les champs,il lui dit à Ja jouë
Adieu ma chere fille, adieu mon tendre cœur
Aymés bien voſtre Pere; aymés bien le Seigneut,
Sayés toute à tous deux, plus d'amants en cam-pagne»
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