28 S'ATIRE.
Que celuy, qui voulant mortifier leur chair
Luy-même leur metroit des ceintures de fer,
Que mi’ autres encor, dont nous n'ofons rien dire
Ne ſoient jamais pour nous des fujets de Satyre
Car fi nous prétendons que leur cœurs foient tou-chez,
Laiſſons!à les pecheurs& n' allons qu' aux pechez
Et far ces pechez me ſme uſons de retenuë
N'en montrons que le boſte& cachons la ftatuë,
Pa roifſez donc icy vertueux Dire cteurs,
Venés purifier mes rimes par vos mœurs:
le n'a) que trop long temps infectè ma Satyre
De Lair contagieux, que le Crime reſpire.
SATIRE.{fur les Abbes
Voy ce Prince éclairé qui gouverne la Fran ce ,Qui voit tout l'ani vers trembler fous fa puifſanceQui ſoumet le deftin à ce qu’il entreprendCe Louis qu’à bon droit on fur nomme le grand.Ce Roy qui fç:it tirer de(a ſageſſe extreme,Les oracles facrez de la juftice même.Qui feu! reforme. Etend, embellit les Eſtats,Et qui de fon confeil eſt la voix& le bras.Ne s oppoſera point au torrent incommode,De tant de faux Abbe que nous fournit la mode.Les Clercs, les Ecoliers, les Sourteauts de Bouti-que,
Se parent fierement de ce titre autentique yEt dans un tel malheur nôtre ficcle eſt tombé,Qu'’icy tout anima! eſt à prefent Abbé.Se Saint nom qui jadis fat dans fon origene
savTApaleM deDu notchſi loüls 9uncAfourllchQelanutkenOnt
Mi