42 SATIRE.
Avec les cheveux courts portez la foutanelle, dPour tous les debauche z, pour routes les cocquettes|Les faux ou vrais Abbez ont des douceuts pare|faites»La plus fiere beauté le reçoit en riant,Et le petit Colet& un morceau friant,Les plumets pour ce titre abandonnent(es plumesSes Meſſieurs les Abbez dans leur petit volumePour un commerce tendre ont cent fois plus d'apspas 3que le vaſte appareil d’un marquis à fracas;Er le Ciel,& le Roy, le Clergé , la luſtice,Pour ces ufurpateurs n ont: ils point de ſupplice.Le Roy foufrira-til cet injufte attentat,vi ſe fait tous les jours dans un fi grand EtatsEt le Clergé auſſi ces Abbe deteſtables,Se mêler hardiment avec les verirables,Et ces gens de neant fous le vice abbatus,Ternir de nos Prelats le nom& les vertus.Enfin nos Magiltrats de qui FexactitudeSçait punir les voleurs d un ſoplice fi rude,N'empefcheront ils point par des juſtes deſſeinsLes funeftes effets de ces honteux larcins.Que ne reforme t. on un fi mauvais ufageQUoy faut il que l’Eglile endure cer outrage.Ec fi l’on a rangé la Nob leſſe autre foisDe tous ceux qui vouloient en uſurper les droitsSi de nos jours on vit la Chambre de luſticePunir tant de voleurs de leur lâche avariceDe ces ufurpateurs fouffrira t'on l'effort,Ces Criminels font-ils digne d’un autre ſort:Ces Abbez auront-ils de plus grands privilegesEt pourra-t'on ſoufftir ces voleurs facrileges.
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