Ep Ii TRE
Lun étoit le David, l'autre le Ionathas.Non, je ne puis ſoufftir une telle impoſtüre,C’eft pour ſe faire honneur qu il luy fit cette injute11 entrepreñd d’abord l'éloge de fon Roy,Pour un ſimple écolier c eſt un terrible employ:Cependa:t à luy voir entonner la trompette.11 ſemble faire honneur au deffein qu’il projette,Et qu’à l'air negligent dont il voit fon fujet,Il ait pris pour ſa Méfe un trop petit objet,L’inépuifable fond de grandeur& de gloite, …que luy fournit ce Roy maître de la vickoite, euroSes fublimes vertus y fes faits prodigieux iSur l’éternel airain confacrez dans les CieuxNe peuvent Fartacher à leur ſeule l’otange;Sans ceſſe il les ternit par on honteux mélange;II voltige, il s'égare, il rit hors de propos:Et pour mieux Sadmiter quitte-3l Ion Heros;Ailleurs plus liberal ce moderne Ariſtarque ,Va prodiguer l’encens qu il ẽpargne au Monarque;Et par l'efpoit du gain, qu il condamne en autruy,Chercher des Mecenas, ma ndier de lappuy.Contre fon naturel avec chaleur il loneTel qui hait fon encens& qui l'en defavouë,]Soit qu’il louë, ou qu’il blame; impertinent Au- Illitheur, uCritique fans raiſon& plus méchant flatteut, iMais qu’a-il pretendu par fon Art Poëtique?|Eſtropier Horace en ſtile methodique,Pour coudre à fes Leçons des preceptes nouveaux;Pourquoy le déchirer& le mettre en l'ambreaux,Sca liger& Vida font ma nie de meme. RII les a traveſtis avec un foin extrême;Il fait tout ce qu’il peut pour être original,Mais il emprunte bien, qu’il en profite mal! kVoyez comme il nous montre en phraſes pathe-ti ques a.