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[Tome neuvième, NE - PI]
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Paul à Londres , où sa charitécompatissante et ses connois-sances supérieures lui gagnèrentles cœurs et les esprits. Aprèsavoir refusé plusieurs autres bé-néfices, il fut élevé en 1678 audoyenné de Petersborough, puisà l'évêché de Chichester en 1689.On le transféra en 1691, à l'é-vêché d'Ely, où il termina sacarrière en 1707 à 81 ans. Sesmoeurs honoroient les dignitésdont il étoit revêtu, mais sonemportement contre l'Eglise Ro-maine ternit sa gloire. Cet em-portement éclata sur- tout dansses ouvrages. Les principaux sont:I. Des Commentaires sur le Pen-tateuque et sur d'autres Livres del'Écriture- Sainte. II. Un Recueilde Prières. III. Un grand nom-bre d'autres ouvrages très- bienécrits en anglois, et remplis d'é-

rudition.

PATRIX,( Pierre) né à Caen en 1585, d'un conseiller au bail-liage, fut élevé par son père dansl'étude des lois. Le barreau nelui inspirant que de l'ennui, ilse livra à son goût pour la poésie.Parvenu à l'âge de quarante ans,il entra chez Gaston d'Orléans .Patrix suivit constamment ceprince dans la bonne et la mau-vaise fortune, et après sa mortil fut attaché avec autant de fidé-lité à Marguerite de Lorraine saveuve. Il fit les délices de cettecour par son esprit et par sonenjouement, malgré son accentNormand dont il n'avoit jamaispu se défaire et une niaiserieaffectée qu'il avoit apportée desa ville il étoit d'une conver-sation agréable et facile. La graceayant touché son cœur, il sup-prima autant qu'il put les Poé-sies licencieuses de sa jeunesse,Tome IX.

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Il mourut à Paris en 1672, à88 ans, avec de grands sentimensde religion et de repentir. L'es-prit de plaisanterie l'accompagnajusqu'au tombeau; il répondit àses amis qui le félicitoient d'êtrerevenu d'une grande maladie àquatre- vingts ans, et qui lui con-seilloient de se lever: Hélas!Messieurs, ce n'est pas la peinede me r'habiller.... On a de lui:I. Un Recueil de Vers intitulé=La Miséricorde de Dieu sur unpécheur pénitent, in- 40, à Blois ,1660. Quoique ses vers sententle terroir Normand et le déclinde l'âge, on y voit un esprit ori →ginal et un coeur rempli de com-ponction. II. Plaintes des Con-sonnes qui n'ont pas l'honneurd'entrer dans le nom de NEUF-GERMAIN, dans les CEuvres deVoiture. III. Poésies diversesdans le Recueil de Barbin. Laplupart sont très- foibles, à quel-ques endroits près, qui sont re-marquables par un tour facile etoriginal. Sa pièce la plus connuene se lit point dans ce recueil.La voici:

Je songeois cette nuit que de matconsumé,

Côte à côte d'un Pauvre on m'avoieinhumé,

Et

que n'envoisinage,

pouvant pas souffrir le

En mort de qualité je lui tins celangage:

« Retire- toi, coquin! va pourrirloin d'ici:

Il ne t'appartient pas de m'approcherainsi.

-Coquin,( ce me dit- il, d'une arro-

gance extrême)

Va chercher tes coquins ailleurs,coquin toi- même!

Içi tous sont égaux, je ne te doisplus rien;Y

بو