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et commis plusieurs assassinats,fut fait Janissaire de la gardedu grand Seigneur. Les Persesétant en guerre avec les Turcs,firent couper le nezà trois centsJanissaires qui tombèrent entreleurs mains, et les renvoyèrentpar mer en Turquie . Ibrahimbacha, ne voulant pas que Cons-tantinople fut témoin de cet hor-rible spectacle, fit noyer ces in-fortunés. Patrona résolut de tirervengeance de cet outrage; ilexcita une rebellion, dans laquelle entrèrent tous les Janis-saires. Il fit fermer les boutiquesde Constantinople , et eut lahardiesse d'envoyer un détachement au sérail et de faire de-mander qu'on lui livrat le grandvisir Ibrahim, le gouverneur deConstantinople et le chef desJanissaires . Le sultan étonné as-
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Le grand Seigneur ne pouvant sedéfaire de lui, le fit appeler dansla salle d'audience, où il fut mas-sacré avec ceux qui l'accompagnoient, par des gens armés, pen-dant que ce prince lui conféroit desgraces et des honneurs dont il n'a-voit pas dessein de le revêtir.
PATRU,( Olivier) naquit àParis en 1604, d'un procureurau parlement. Après avoir faitun voyage à Rome , il suivit lebarreau et cultiva le talent qu'ilavoit pour parler et pour écriresSa réputation lui mérita uneplace à l'académie Françoise, oùil fut reçu en 1640. Il fit à saréception un Remerciment, quiplut tellement aux académiciensqu'ils ordonnèrent qu'à l'avenirtous ceux qui seroient reçus feroient un Discours pour remer-cier cette compagnie. L'académiene s'est écartée de cette loi quepour Colbert et d'Argenson. L'auteur étoit lié avec la plupart desmembres de ce corps. Vaugelasle consultoit comme un oracledans toutes les difficultés qui s'élevoient sur la langue. Cet auteuravoue dans ses Remarques qu'illui doit beaucoup. Patru jugeoitsainement des choses de goût,et mérita le surnom de QuintilienFrançois. Despréaux, Racine etles autres beaux esprits de son.temps lui lisoient leurs ouvrages,
semble le divan, et après plu-sieurs délibérations il fit étran-gler les trois personnes qu'on luiHemandoit et envoya leurs corpsaux rebelles. Ceux- ci, surpriset irrités, se plaignirent de cequ'on leur avoit envoyé mortsceux qu'ils vouloient avoir envie, et sous ce prétexte ils dé-posèrent le sultan. Ils mirent surle trône Mahmoud son neveu,âgé de 33 ans, dont le père avoitété déposé vingt- cinq ans aupa-
ravant. Le nouveau sultan eut
d'abord beaucoup d'égards pour
Patrona. Il accorda à sa de-
mande, la suppression de quelques impôts qui avoient été missous le règne de celui qu'il rem-plaçoit. Ce chef des révoltés restatranquille quelque temps; maisennuyé de son oisiveté, il formáde nouveaux complots; il distri-bua des places, il se nomma capi-tan- bacha ou amiral, et eut lahardiesse de se saisir de l'arsenal.
et s'en trouvoient bien. C'est lui
que le premier a eu en vue dansSon Art Poétique, lorsqu'il dit:
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Faites choix d'un censeur solide et
solitaire,
Que la raison conduise et le savoir
éclaire,
Et dont le crayon sûr, d'abord aille
chercher
L'endroit que l'on sen: foible et qu'onveut se cacher.»
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