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pour l'obliger à une plus grandeaustérité. Il faisoit dépendre del'homme seul sa vertu et son salut;mais c'étoit pour lui reprocherplus amèrement ses défauts et sespéchés, et pour lui ôter touteexcuse s'il ne se corrigeoit pas:Or un peuple aime mieux undogme qui l'excuse et l'humilie,qu'un système qui flatte sa va-nité, mais qui le rend inexcusablea dans ses vices et dans ses défauts.Pour mettre le peuple dans lesintérêts du Pélagianisme, il fal-loit en exagérant les forces del'homme, diminuer ses obliga-tions, et Pélage s'étoit proposétout le contraire. Le Pélagia-nisme, tel que Pélage le propo-soit, et dans les circonstancesoù il a paru, ne pouvoit doncformer aucun parti, aucune secte,-et ne devoit rester que commeune opinion ou comme un sys-tème, se conserver parmi les per-sonnes qui raisonnoient, se dis-
puter, se rapprocher du dogme
de l'Eglise sur la nécessité de lagrace, et donner la naissance ausémi- Pélagianisme;» et c'est cequi arriva. Nous avons de Pé-lage une Lettre à Démétriade,dans le tome second de St. Au-
gustin , de l'édition des Bénédictins; des fragmens de ses quatreLivres du Libre- Arbitre; et desCommentaires sur les Epîtres deSt. Paul qui se trouvent dansAppendix Operum Divi Augus-tini, Antuerpiæ, 1703, in- folio.I'Histoire du Pélagianisme a ététrès- bien traitée par le savantcardinal Noris. Le P. Patouilleten a aussi publié une in- 12, 1751.
PÉLAGE ALVARÈS ouALVARES- PÉLAGE, Voy. PAEZ.
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quatrième siècle, durant laper-sécution de Maximien Daïa. Elle
se précipita du haut du toît desa maison, pour échapper parcette mort violente à la perte deson honneur, que des gens en-voyés par les magistrats Païensvouloient lui ravir.
II. PELAGIE,( Sainte) illus-tre pénitente du 5° siècle, avoitété la principale comédienne dela ville d'Antioche . La grace ayanttouché son cœur, elle reçut leBaptême, et se retira sur la mon-salem, où, selon Jacques diacretagne des Oliviers près de Jéru-d'Héliopolis, déguisée en homme,
elle mena une vie très- austère;mais Théophane,( Chron. adan. 25, Theod. jun.) NicéphoreCalixte,( Hist. lib. 14, cap. 30)la représentent comme une re-ligieuse. Basile dans son Méno-loge la peint habillée en reli-gieuse, et assure formellementqu'elle se fit religieuse. Et en effet
comment croire que cette Sainteauroit porté un habit contraireà son sexe? Ce genre de dégui-sement condamné par l'Ecriture et les Pères, ne pourroit être ex-cusé que par la bonne foi et lasimplicité. Voy. MIRAMION.
PELARGUS, Voy. STORCE.PELÉE, Voyez THÉTIS etACASTE.
I. PELETIER,( Claude le)né à Paris en 1630, avec desdispositions heureuses, fut lié debonne heure avec Bignon, Molé,Lamoignon, Despréaux et les au-tres grands hommes de son siè-cle. Il fut d'abord conseiller auchâtelet, puis au parlement, en-suite président de la quatrièmechambre des enquêtes: nomméprévôt des marchands en 1668,