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se fit apothicaire et vint se fixerà Paris , où ses connoissances enchimie et en pharmacie le firentadmettre à l'académie des Scien-ces et ensuite à l'Institut. Il tra-vailloit au Journal d'Histoire na-turelle, et a laissé des Mémoi-res dans le Recueil des Sociétéssavantes dont il étoit membre. Ilest mort à l'âge de 361797.
TIER et MARTINI.
ans, en
PEL$ 387
Rheims, après la mort du car-dinal de Lorraine aux États deBlois en 1588. Ces récompensesne purent calmer l'impétuositéde son zèle. On prétend qu'ilmourut de chagrin en 1594, enapprenant que Paris avoit ouvertses portes à Henri IV . L'Etoiledit que ce cardinal étoit bon Es-pagnol et mauvais François. Sonzèle pour la Ligue lui fut ins-
PELLETIER, Voyez PELE- piré ou par une religion mal
entendue,
ou par reconnois-sance pour les Guises qui avoientcontribué à son avancement, oupar ressentiment de ce que HenriIII avoit fait arrêter ses revenus.Cette saisie l'avoit mis pendantquelque temps à l'étroit, et ileut besoin d'être secouru par lagénérosité des Ligueurs et despontifes Romains. C'étoit un ca-ractère fier, ardent et intrai-table. Il dit un jour au conseilen parlant des Politiques,( oupartisans de Henri III )« qu'ilfalloit chasser les plus gros,pendre et noyer les moyens,pardonner au petit peuple.» Unbourgeois de Paris ayant passéun jour devant lui sans le saluer,il l'injuria et le menaça de le fairetraîner( comme Politique) à larivière ou à la voirie. On luidonna pour emblême un Basilicavec ces mots: VISU NECAT.
PELLEVE,( Nicolas de) néau château de Jouy en 1553,d'une ancienne famille de Nor-mandie qui subsiste, s'attachaau cardinal de Lorraine qui luiprocura l'évêché d'Amiens en1553. On l'envoya en Écosse l'an1559, avec plusieurs docteurs deSorbonne, pour essayer de ra-mener les hérétiques ou par ladouceur ou par la force; mais lareine Elizabeth ayant donné dusecours aux Ecossois, il fut obligéde revenir en France . Il quittason évêché d'Amiens pour l'ar-chevêché de Sens, et suivit lecardinal de Lorraine au concilede Trente , où il se déclara con-tre les libertés de l'Église Galli-cane malgré les ordres qu'il avoitreçus de les défendre. Cette pré-varication lui valut la pourpre,dont Pie V l'honora en 1570.Envoyé à Rome deux ans après,il servit les rois de France avecbeaucoup de zèle et de fidélitépendant plusieurs années; maisdans la suite il devint l'un despremiers chefs de la Ligue.( Voy.GRÉGOIRE XIII , vers la fin; etI. LANGLOIS.) Henri III fit saisirles revenus de ses bénéfices en1585; mais ce prince trop facilelui accorda la main levée de sesbiens, et le fit archevêque de
PELLICAN,( Conrad) né àRufac en Alsace l'an 1478, sefit Cordelier en 1494, et chan-gea le nom de sa famille qui étoitKursiners en celui de Pellican.
exerça les principales chargesde sa province en France , enItalie et ailleurs. Ayant été faitgardien du couvent de Basle en1522, le commerce qu'il eut avecles Hérétiques le pervertit. IIdonna dans les sentimens de Lu-Bb 2
et