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ther, qu'il enseigna d'abord avecprécaution pour ne pas s'attirerdes affaires fàcheuses; mais en1526 il quitta son habit reli-gieux et vint enseigner l'hébreuà Zurich où il se maria bientôt
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la permission de transférer sonsiége de Maguelone à Montpel-lier . Ce prélat montra beaucoupde zèle contre le Calvinisme, etce zèle ne l'empêcha pas d'êtreaccusé de penser en secret commeceux qu'il foudroyoit en public.Ses mœurs ne furent pas plusépargnées que sa doctrine. Ilmourut à Montpellier en 1568,d'un ulcère dans les entrailles,causé par l'ignorance ou la ma-lice d'un apothicaire qui lui fitprendre des pillules de coloquintemal broyées. Pellicier avoit uneriche bibliothèque et de précieuxmanuscrits, qu'il avoit achetés àVenise et ailleurs, et dont plu-sieurs se trouvent à la bibliothè-que du roi. Cujas , Rondelet,Turnèbe, de Thou, Scévole deSainte- Marthe , et les autres sa-vans de son temps, ont célébréson savoir et ses autres qualités.Il laissa plusieurs ouvrages ma-nuscrits, et l'on prétend quel'Histoire des Poissons que nonsavons sous le nom de GuillaumeRondelet medecin de Montpel-lier , est de lui,
après. Il mourut le 14 septembre1556, à 78 ans. Il avoit eu desdémêlés fort vifs avec Erasme ,qui se réconcilia avec lui aprèslui avoir donné des marques d'estime. On a de lui, plusieurs Ou-vrages que les Protestans ont faitimprimer en 7 vol. in- folio. Ony trouve une Traduction latinedes Commentaires hébraïques desRabbins, non seulement surl'Écriture Sainte, mais encoresur les choses secrètes de la doc-trine des Juifs. On doit distinguerses Commentaires sur l'Ecriture ,« qui sont, selon Richard- Si-mon , plus exacts que ceux desautres Protestans. Il s'attache or-dinairement au sens littéral, sansperdre de vue les paroles de sontexte. Il a mis à la tête une lon-gue Préface, dans laquelle il faittrop le théologien et le prédicant.Il faut d'ailleurs lui rendre cettejustice, que bien qu'il ait été fortversé dans la lecture des Rabbins,il n'a point rempli ses Commen-taires d'une certaine éruditionrabbinique qui se trouve dans laplupart des docteurs Allemands.Comme son dessein est de don-ner un Commentaire court etabrégé, il dit souvent beaucoupde choses en peu de mots.>>
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PELLISSON- FONTANIER,( Paul) né à Beziers en 1624d'une famille de robe originairede Castres , perdit son père debonne heure. Sa mère l'éleva dansla religion prétendue- Réformée.Ses talens donnoient des espé-rances à cette secte: il avoit au-tant de pénétration que de viva-cité dans l'esprit. Il étudia suc-cessivement à Castres, à Mon-tauban et à Toulouse . Les auteursLatins, Grecs, François, Espa-gnols , Italiens, lui devinrent familiers. A peine avoit- il donnéquelques mois à l'étude du droit,qu'il entreprit de paraphraser lesInstitutes de Justinien. Cet ou
PELLICIER,( Guillaume)évêque de Montpellier , né dansun petit bourg de ce diocèse,s'acquit l'estime de François Ier par son esprit. Ce prince l'en-voya en 1540 ambassadeur à Ve-nise. Paul III lui accorda la sé-eularisation de son chapitre, et
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