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PELOPEE, Voyez ÉGIS-
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sa patrie étoit accablée, l'anavant Jésus- Christ 378. Depuisce grand exploit dont il eut seultout l'honneur, il battit les La-cédémoniens près de Tegyre,et commanda le bataillon sacréà la journée de Leuctres. Dansla suite, il fut envoyé en am-bassade auprès d'Artaxercès roides Perses, qui le combla d'hon-neurs et lui accorda tout ce qu'ildemandoit. De retour à Thèbes ,il persuada à ses concitoyens defaire la guerre à Alexandre tyrande Phères, et eut la conduitede cette guerre. Son armée étoitmoins forte que celle du tyran.On l'en avertit: Tant mieux,répondit- il, nous en battrons unplus grand nombre. Il tomba,par cet excès de confiance, entreles mains d'Alexandre; mais,quoique prisonnier, il le menaçade le faire punir de ses crimes.Le tyran lui ayant fait demanderpourquoi il cherchoit la mort?C'est, répondit- il, afin que tupérisses plutôt, en méritant da-vantage la haine des Dieux etdes hommes. Délivré par Epa-minondas , il se livra sans pré-caution au desir de la ven-geance. Il s'exposa imprudem-ment dans un combat, pourtuer le tyran de sa propre main.Cette bataille se donna l'an 364avant Jésus- Christ. Pélopidas remporta la victoire, et fut tué lesarmes à la main. Nous croyonsfaire plaisir au lecteur, en luifaisant part de quelques anec-dotes sur ce général. Pélopidas qui avoit un fils dérangé, faisoitun crime à Epaminondas de cequ'il n'étoit point marié, et di-soit qu'il ne rendoit pas un bonservice à la République, en nelui faisant point d'enfans: Prendsgarde, repartit Epaminondas ,
PÉLOPIDAS, général Thé-bain, né à Thèbes en Béotie,d'une des premières maisons dela ville, étoit contemporain d'E-paminondas avec lequel il se liad'une amitié étroite et qui sub-sista pendant toute leur vie.Quoiqu'il fût resté fort jeuneseul héritier des grands biens desa maison, il les employoit dès-lors à secourir les citoyens, etcette générosité lui avoit gagnétous les coeurs. Thèbes, commeles grandes villes de la Grèce ,gémissoit depuis quelques an-nées sous la fière dominationdes Lacédémoniens qui avoientcommencé par en chasser tousceux qui leur faisoient ombrage.Pélopidas étoit de ce nombre.Ayant résolu avec quelques- unsde ses amis de secouer le jougde la tyrannie et d'en délivrer sapatrie, il assembla les bannis àAthènes où ils s'étoient réfugiés.Leur ayant fait part de son des-sein, il leur apprit les mesuresqu'il falloit prendre pour réussir.Tous ayant approuvé cette réso-lution ils partirent pour serendre à Thèbes . La révolutionfut l'ouvrage d'une nuit; Pélo-pidas en entrant lui douzièmedans une maison, et y faisantmain- basse sur les magistrats etles commandans qui y étoient àtable, rempit les chaînes dont
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