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déterminèrent Guillaume d'O-range à à passer en Angleterre. Il eutla confiance de ce prince et cellede la reine Anne qui l'employè-rent comme homme de guerre ethomme d'état. Il se signala l'an1705 en Espagne à la tête destroupes envoyées au secours del'archiduc Charles. Ayant assiégéBarcelone avec une armée quin'étoit guère plus nombreuse quela garnison, et le siége traînanten longueur, il ordonna à sonarmée de se rembarquer. Il appritdans le moment que le prince deDarmstadt qui commandoit lesAllemands, venoit d'être tué àcette nouvelle il change de sen-timent, et presse la redditiond'une place dont personne nepeut partager la gloire avec lui.Le fort est pris; la ville capitule;le vice- roi parle à Peterboroughà la porte de la ville. Les articlesn'étoient point encore signés,quand on entend tout d'un coupdes cris et des hurlemens. Vousnous trahissez, dit le vice- roi àPéterborough! Nous capitulonsavec bonne foi, et voilà les Angloisqui sont entrés dans la ville parles remparts. Ils égorgent, ilspillent et ils violent.
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les chasse, il leur fait quitter lebutin qu'ils enlevoient. Il ren--contre la duchesse de Popolientre les mains des soldats, prêteà être déshonorée; il la rendà son mari. Enfin ayant tout ap-paisé, il retourne à cette porte,et signe la capitulation. Nonmoins heureux l'année suivante,il força le maréchal de T'essé àabandonner le camp qu'il avoitdevant cette ville, avec près decent pièces de canon, les munitions de guerre et de bouche, ettous les blessés dont il fit prendreun soin particulier. Couvert degloire dans ces deux campagnes,il aspira au titre de généralissimedes troupes alliées et excitacontre lui la jalousie des autrescommandans. Sur les plaintes del'archiduc lui- même, il fut rap-pelé en Angleterre et disgracié.Ce ne fut qu'après plusieurs apo-logies qu'il vint à bout de se laverdes inculpations dont on l'avoitchargé. On l'employa depuis dansdes négociations. Il fut envoyé,en 1710, 1712 et 1713, en qua-lité d'ambassadeur à Vienne etdans diverses cours d'Italie ; etpar- tout il donna des preuvesde son intelligence, aussi signa-lées que celles de son couragedans les armées. Il s'étoit trouvé ,.en 1711, aux conférences deFrancfort pour l'élection d'unempereur. Sa santé s'étant dé-rangée, il fit le voyage de Por-tugal , dans la vue de la rétablirpar le changement d'air; mais iltrouva le terme de sa carrièreen passant de Lisbonne à Londres ,le 25 octobre 1735. Brave, généreux, humain, le comte de Pe-terborough obscurcit ses qualitéspar un caractère fier, altier etambitieux, qui lui fit bien desennemis. On l'a comparé à ce
Vous vous
méprenez, répondit milord Pé-terborough; il faut que ce soitdes troupes du Prince de Darms-tadt . Il n'y a qu'un moyen desauver votre ville: c'est de melaisser entrer sur- le- champ avecmes Anglois. J'appaiserai tout,et je reviendrai à la porte acheverla capitulation. Il parloit d'un tonde vérité et de grandeur, qui,joint au danger présent, per-suada le gouverneur. On le laisseentrer. Il court avec ses officiers:il trouve des Allemands et desCatalans qui saccageoient les mai-sons des principaux citoyens, il