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de son génie. Non- seulement ila créé la poésie italienne, maisil l'a portée à un si haut pointde perfection, que les grands poë-tes qui l'ont suivi ne l'ont pointencore surpassé, du moins pourle coloris du style et les gracesde l'expression. Ce n'est pas quePétrarque ne conserve quelquestraces de la barbarie de son siècle.
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bords du lac ont répété ce queles Nymphes de Vaucluse leuravoient appris.»( ANNEE Lit-téraire, 1779, n.º VIII.) LesTriomphes de Pétrarque moinsconnus que ses Canzoni et sesSonnets offrent cependant de l'in-vention, des images brillantes,des sentimens nobles et de beauxvers. La Bibliothèque du Vaticanconserve les Sonnets de Pétrar-que, écrits de sa propre main.Tous les Ouvrages de cet hommecélèbre furent réimprimés à Basleen 1581, en 4 vol. in- folio. SesPoésies latines sont ce qui mé-rite le plus l'attention des gensde goût dans ce recueil après lesPoésies italiennes; mais elles sontfort inférieures à celles- ci.( Voyezles articles DANIEL, n.º III.-MESSEN.) Son Poëme de la guerrepunique, intitulé Africa, n'estdigne d'un aussi grand poëte, nipour l'invention, ni pourmonie, ni pour la versification.Ses autres ouvrages sont: I. Deremediis utriusque fortune, Co-logne , 1471, in- 40; traduit enfrançois, en 2 vol. in- 12, parde Grenaille, Rouen , 1662, sousce titre: Le SAGE résolu contrela Fortune; et de nouveau tra-duit par un anonyme, Paris ,1673, 2 volum. in- 12.( VoyezX. ADRIEN.) Malgré ces ver-sions, dit Niceron , l'ouvrage estentièrement oublié maintenant.Aussi la lecture en est extrême-ment ennuyeuse comme celle detous les ouvrages que Pétrarque a écrits en prose.» Cet ennuivient de ce qu'il a mieux aiméentasser des vérités triviales etd'anciens lieux communs, qu'ap-profondir son sujet et l'orner depensées neuves. II. De otio Re-ligiosorum. III. De vera sapien-tid. IV. De vitá solitaria. V. De
On peut lui reprocher de froidesallégories, des jeux de mots puérils et des métaphores outrées.Il est quelquefois ingénieux etrecherché, où il ne devroit êtreque simple et naturel; souventil substitue l'esprit au sentiment.Mais ces taches légères sont effa-cées par la noblesse et les charmesdu langage, par la hardiesse destours, la douceur et l'harmoniedes vers, la nouveauté des idéeset des images. Pétrarque réunitle triple enthousiasme de la vertu,de l'amour et de la poésie. Il adonné à la tendresse un carac-tère de grandeur et de dignité.Les anciens ont peint l'amourcomme une foiblesse; l'amant deLaure l'a représenté comme unhommage pur, rendu à la vertubien plus qu'à la beauté. Sa pas-sion est noble, héroïque; elleélève l'ame au lieu de l'amollir.Dans ses vers les Graces sonttoujours décentes; il leur a donnéune quatrième sœur qui est l'Hon-nêteté. Ce que Platon a conçu,Pétrarque l'a' senti, l'a exprimé.Il a réalisé les brillantes chimèresdébitées par les disciples de So-crate sur la nature et les effetsde l'amour. L'auteur de la Nou-velle Héloïse qui savoit si bienpeindre le sentiment, a fait leplus bel éloge de Pétrarque enlimitant plus d'une fois l'amantde Julie s'est exprimé comme l'a-mant de Laure, et les échos des
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