E V I T R E S.
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Qu’elle connaiffe bien le cœurD’un certain Suiffe qui l’adore ,
Oui pafle jour et nuit à compter chaque auroreDont l’éclat importun diffère- fon bonheur.Puiüiez-vous , ô Vénus ! acceptant mon hommage,Bénir le deftin qui l’engageA former ce nœud folennel !
Et puiffe-t-clle enfin dans cette union fainte,
En n’éprouvant jamais . de la lune d’abunthe ,
N’y goûter pour toujours que la lune de miel.
A I’éterswalde, Septembre 1762
E P I T R E
A
PHYLL1S
Faite pour l’ufaç/e d’un SuiJJe.
certain Dieu qu’on adore à Cythère
M’avait, Phyllis, engagé fous vos lois.
Je foupirais, je me flattais de plaire,
Et mon bonheur paffait celui des rois ,Lorfqu’un Démon au regard fanguinaire,Démon cruel qui sème le trépas ,
Au fein affreux des fureurs de la guerre,M’entraîna loin de vos divins appas.
Hélas ! Phyllis, quelle eff la différenceDu fort heureux et de la jouiffance
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