ET DE M. DE VOLTAIRE.
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prétentions que vous pouvez former à fon férail ; je-■
crois même que,Conftantinople pris,votre impératrice **
pourra vous faire la galanterie de tranfporter le haremde Stamboul à Ferney pour votre ufage. Il paraîtcependant qu’il ferait plus digne de ma chère alliéede donner la paix à l’Europe que d’allumer un ernbra-fement général. Sans doute que cette paix lé fera i queMouftapha en payera la façon • et la Grèce deviendrace qu’elle pourra.
O11 fe dit à l’oreille que la France a fufcitéèes trou-bles. On impute cette imprudente levée de boucliersdes Ottomans aux intrigues d’un mindtre difgracié,homme de génie f mais d’un efprit inquiet , quicroyait qu’en divifant et troublant l’Europe , il main-tiendrait plus long-temps la France tranquille. Vousqui êtes l’ami de ce miniftre , vous faurez ce qu’il en!faut croire.
Le bruit court que vous rendrez Avignon au vice*dieu des fept montagnes : un tel trait dé générofité eftrare chez les fouverains.- Ganganelli en rira foüs cape tet dira en lui-même : Les portes de l’enfer ne prévau~drontpoint. Et cela arrive dans ce fiècle philofophique ÿdans ce dix-huitième fiècle !
Après cela , meilleurs les philofophes évertuez-vous bien , combattez l’erreur ; entaffez argumensfurargumens pour détruire Yinf ..vous n’empêcherezjamais que les âmes faibles ne l’emportent en nombrefur les âmes fortes : ehalfez les préjugés par la porte ,iis rentreront par la fenêtre. Un bigot à la tête d’unEtat, ou bien un ambitieux que fon intérêt lie à celuide l’Eglife, renverfera en un jour ce que vingt ansde vos travaux ont élevé à peine,
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