ET DEM. DE VOLTAIRE. 95
pas fade adfnciem , les yeux de l’efpritne détournentpoint leurs regards de votre perfonne, et mes vœuxvous accompagnent par-tout.
Fi d é ri c.
I
LETTRE X L I.
DE M. DE VOLTAIRE.
A Ferney, le 4 feptembre.
SIRE,
(Si votre vieux baron a bien danfé à lage de quatre-vingt-fix ans , je me flatte que vous danferez mieuxque lui à cent ans révolus. Il eftjufte que vous danliezlong-temps au fon de votre flûte et de votre lyre,après avoir fait danfer tant de monde, foit en cadence,foit hors de cadence , au fon de vos trompettes. Ileft vrai que ce n’eft pas la coutume des gens devotre efpèce de vivre long-temps. Charles XII qtuaurait été un excellent capitaine dans un de vosrégimens , Gujlaphe Adolphe qui eût été un de vosgénéraux, Valjlein à qui vous n’eufliez pas confiévos armées, le grand électeur qui était plutôt unprécurfeur de grand; tout cela n’a pas vécu âged’homme. Vous favez ce qui arriva à Céfar qui avaicautant d’efprit que vous , et à Alexandre qui devineivrogne n’ayant plus rien à faire : mais vous vivrezlong-temps , malgré vos accès de goutte , parce que