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ET DE M. DE VOLTAIRE.
LETTRE X L V I,
DE M. DE VOLTAIRE.A Ferney, le 8 novembre.
tarilîjulp:bien::,cani! Grèceni quiautanta bin-)rt devotreurope,ît que
impé-5 queet qu’ilirrive,Fui
SIRE,
La lettre dont votre Majefté m’a honoré le 24 --
octobre, eft depuis vingt ans celle qui m’a le plus 1 773 -confolé ; votre temple aux mânes de votre fœur,Willemina facrum , eft digne de la plus belle antiquité,et de vous feul dans le temps préfent ; madame laduchelfe de Wirtemberg verfera bien des larmes detendreffe , en voyant le deffin de ce beau monument.
Le canal, les villes rebâties, les marais délféchés,les villages établis , la fervitude abolie, font de Marc -Aurèle , ou de Julien. Je dis de Julien , car je leregarde comme le plus grand des empereurs , et jefuis toujours indigné contre la Bletterie , qui ne lajuftifié qu’à demi, et qui a palfé pour impartial,parce qu’il ne lui prodigue pas autant d’injures etde calomnies que Grégoire de Nazianze et The'odoret.
Je vous bénis dans mon village de ce que vousen avez tant bâti : je vous bénis au bord de monmarais de ce que vous en avez tant defféché : jevous bénis avec mes laboureurs de ce que vous eiravez tant délivré d’efclavage et que vous les avezchangés en hommes. Gençv-kan et Tamerlan ont gagnédes batailles comme vous, ils ont conquis plus depays que vous; mais ils dévaluaient, etvous améliorez.