Vnuuerfelleliure V I. 1379deux mois. Au contraire Herodote en Macrobe item Gellius efcritiétt Que lalionne néFai& qu’ yn petit en toute fa vie, La caufe eft pource que quand lefruict eftant au ventrefecommenceamouvoir,ila les onglés fi aiguz qu'il defctiire la matrice, plus ilcroift,plusil y faict demal.Lalionne n'a que deux tettes au milieu du ventre foubz la poictrine ,lef/quelles font fort petites encomparaifon du corps, pourcé qu’elle n’a gueres de laict; Àtiftote dict qu'ily adeux fortes delions, Les vns font plus courtz,& ont lé poil crefpu:Ceuxla font plus lafches.Les autres font plus longzerplus vaillantz.Ed general,le lion ales coftezfoibles,& le refte du corps robuite,principalemént le col roide,pource qu'il n’y aqu'vn feul oz fans ioinctures,Democritus dict qu'il n'y a queceftanimau quii naifTe les yeuxouvertz,& qu’il n’eft gueres addonne a fomne,& baillent vn figne,qu’endormant ,ilzre-muent continuellement la queue, Les masles vrinenta la façon des chiens en leuanr fa iâbe;& rendent vne vrinede forre odeur, Iz ne boyuent guere& ne mengent que de deux toursl’yn.Quandilz font faoulz,ilz fe patient de mengertrois iours entiers, Ce qu’ ilz peuventaualerfansmafcher,ilzledeuorent:maisce qui ne peut entrer au ventre; il=létirerit delagueuteauecles ongles.On trouve des lions qui n'ontplus de dentz:ce quimôftre biëqu’ilZfont de longue vie.Entre les beftes fauvages,il n'ya que le lion qui foit clement a ceux qui s”humilient deuancluy, Car il efpargne ceux qui fe couchent devant[uy,& quand il exerce fàcruauté, il fremit plus toft contre les horimes que contre les femmes& nefe iette point furlesenfans,s’iln’eftcontrain& par famine,La quéuédulion monfire quel ef fon courage;commeles aureilles au cheual.Car quandil néremuepoint la queue,il eftpäifible,clement;& comme blanditTant:ce qui eft bien rare,éarileftle plus fouventcourroucé,Premierementil frappe la terrede fa queue,& puis quand l'iré croift{1 en frappe for doz.ll retienclonguement En ire contrel'homme,ouautre ariimau duquel il eftbleflé:Aprez eftre nauré ila vnemerueilleufe cognoiflance de celuy qui luy a donne lé coup;& fe vaietter furluy en quel-que grande multitude qu’il puilfeeftre. Quand ils'enfuyt, il Ne tourne point le doz, mais féreculepetita petit,eten grondant il regardedérriére luy.]l marche aufsi de cofté,afiri qu'onne puitle trouver fon gifte,ne envahir fes petiz.Ses oZ fontmafsifz,& non poirit creuz.D’ont aucuns efcriuent qu’on en peut fairé fOrtir le feu, comed'vn caillou, tant il eft de chaul/de nature.Etde cela il aduient qu’eftantefmeu d’ire,il éntre én tellerage,& s’efchaufe fi bienqu'il en meurt.Or ilnes’efcarmouche point;s’iln’eftbleffé ouaffame. Il a efté aufsi obfetuéque c'elt animautant cruel effrayedutournoyemétdes roues,& des chariotzfaict à plaifif;& de la crefte des cocqz,& encores plus du cliant,mais fur tour du feu;
LA DESCRIPTION
Auritanie& Efpaigne,commie tu Vois enlatable, récoyuent dedens la tetrê parvnpetitdeftroictla grand mer, quis'appelle puis aprez par vn mot general mesditerranee,& s’efpand iufques vers Syrie& Conftantinoble& encores plus ouf
_ tréiufques aux Scythes. L'entree d'icellede l'océan Occidentalettfieftioicte;que la largeur d'icelle où le paffaged'Efpaigneén Affricque n’eft quê de dix mille pas, ausuns en nombrent feulement fept mille, ce quel’ ay tiotécy deffirs au fecond liuré. Ehuironce lieula,de tous les deux coftezduriuage s’esletent deux montaignes, aucuris les appelslentpromontoires,les autres difent que ce fontdes roctiérs fotretminentZ,commetrencheztoutexprez,afin quelaà mer entre dedäs la terre,& attribuëËt cé labeur les poètes a Hercules;come aufsion Les appelle les colomnes d’Hercules:&celléquieftducofté d’Affricqueeft
Éd treÿ medi/ferrances
Les coloitites
nômee Abyla,et celle qui eft de l’autrepart d'Europeeftappeitée Catné;er parles Efpaignes d'Hércules;
modernes Gibraltar.La mer qui paffe entre les deux, fe nomme ledeltroietd’Hercules;& acaufe de la ville de Sibile qui eft prochaine,la mer de Sibile:& à caufe del’isle de Gades quieft voifine,lamet dé Gades; Or là region de Mäutitanieapritis fon nomdes Maures qui y
VVuu à Habitenre