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Vniuerfelle liure V. 1399
êuechaf: que cofte L'autre auoit 737.piedz en quarre.l.a premiere eftoitenduicte& couuetté de marbre fcie en tables larges de fept piedz,que les Souldäs ofterent& tran{pôrterétauCaire pour faire le pont.Souz cefte maile de baftimét il ya vne porte a cofte vers oriËt, qui avne defcente dedans vne cauerne,dedans laquelle font deux chambres, où il ya des tombesl’yne grande,& deux autres petites, ou onenfeueliffoitlesroix. Latroifiefme pyramide{ eftla moindre,mais de plus gräd refpect,eftoiteslcuee& baftie de pierres Ethiopiques10it 363, piedz en quarre, Ec afin que nul ne s'efmerueille des richetTes des roix, ceftétéoifieime pyramide qui eftla plus excellére,a eftebaftie par vne paillarde nôme Rhodope,laquelle amafla du gain de fa paillardife fes grâdesrichefles,quieftbien chofe plus merueil
Le Labyrinthe d'Egypte.
E baftimêe du Labyrinthe n’eft pas vn ouurage moindre queles pyramides, auéc fa{epulture du roy qui labaltylaquelleeft prochaine, Dedalus print de là le patron dulabyrinthe qu'il edifia en Crete,mais il n'en imita que la centiefmé portion, laquelledima contient des circuirz de chemin tours& retours ff enueloppez qu'on ne s'en peutretirer,caril y a force yflues pour faire perdrele cour,& pout faire derechef aller a l’efgarée,U ne fault ia raconter l’afsietre de l'ouvrage ne chafcune partie d’iceluy,attendu qu’il a eftédivife parregions,en feize gouvernemens,& que chacune maifon qui eftoit bienampleaeu fon nom propre. D'auantage il côtenoit les temples de tous les dieux d’ Egypre.Aufsiy aeup'ufieurs pyramides, de quarante braflees en quarre,qui auvoi€t{ix murailles au pied,On fe lalloir d’aller par ces enueloppemés de chemins dont on ne pouvoir fortir On monztoit premierementes fales haulres& es portiques par nonante degrez.ll y auoirau dedansdes colomnes de Porphyre,des ftatues des dieux,& autres eftigies monfiruzufes, Lafsieted'auc naifons eftoit telle, que quand on ouvroit les portes il s’esleuoit vn térriblétonterreau dedans. En plus grande partie on ne voioit goutte,& falioit paffer en tenezbres,il yauoitaufsi d’autres males de baftimens hors du labyrinche. Et d'autres maifonsou onalloit pat des conduictz qui eftoient fouz terre. Strabon appelle les fäles des gous1ernemens, les maifons oudemourances tortues,& les chemins qui y tendent,-,ui font plu
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fieurs croutes longues, lefquelles ont des chemins entortillez, tellement que nul eftrangetfie pourroitentrerennulle falene en fortir fans guide,Et quieftplus a efmerueiller,la maisfon d’yn chacun eftoit toute lambrifiée de pierre, Semblablement, la largeur des croutes e-ftoir de pierres entieres excellentes en grandeur, fans auoir ne bois ne autre matiereentre-meslee, Etala verité Pline dict bien que c'a efte vne follie enragee,d’auoir cherche gloirepar vne defpêce qui ne rapporte nul proffict a perfonne,qui plus eft d’auoir preffé er foulele royaume pour vnechofedontlalouengeen eft plus a l'ouurier qu’aceluy qui l’a faici faire,comme aufsinous auons monftre cy deffusen Crete.Lelabyrinthe de Lemnea efté fem-blable a iceux.ll a furrhonte tant feulementde 140. colomnes.ll yen a encores des reliques,cômedict Pline,combien qu’il n’apparroifle nulletrace de ceux de Crete ne d’italie , Celuyd'Italie fut faict par Porfennaroy d' Fletturie pour fon fepulchre.
De l’herbe odoriferante du baufîne.
“°L n’y a pais en tout le môde que la feule Egypte,qui produife l'herbe de laquelle procedeÀ leprecieux baufme, Il croifloit autresfois en lericho feulement,comme j'aymonftrécya 2’ T? 2_-; pi Jen Pa:; ydeffüus en la defcription de ludee.La formenelt pas fort differente d'avecla mariolaine,if F1ie a des iettonslongz,lefquelz toutesfois ne paffent point yne coudee,& en iceuxdes fuilles quifont femblables a celles de la mariolaine» Dioi toride ei crit que cel arbrifzfeaucroift feuleméten ludee& en Egypre,& qu'il ala fueille de rue, mais blanche& touf”fours verdoyante, qu'on en cueille la[arme tant dutroncen bas comme des branches emhault.On le couppe tout bellement auec vn coufteau,& dela playe qui eft faicte fort vn fucqu'on appelle opobalfamum, lequel furmonte grandement en fouetuete celuy qu’on expri[ à 3 A@’ J 3; d
me des branches, La femence cftrougeaftre,come aufsi ef l'efcorce des branches,& retient; l'odeur