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Vniuerfelle Liure V I. 1417mes molles, deux iambes,& les piedz de corne,fenduz,de forte qu’il f emble quê ce foit vnoyfeau& vnebefteterreftre tout enfemble.À caufedef a pefanteur,elle nefe peut rte leuerhault,nevoler,mais chemine bien vi ftemér,Plinedict qu’vne auftruche d'Eth opie eft plushalte qu'yn home montea cheval, X qu'elle necourt gueres moins vilte, eftät aydee de f esaisles,toutesfois qu'elle ne s'esleue point de terre. Au refte quefes ongles fonctellement diuifez,qu'elle en prend des pierres pour ietter en fuyane côtre ceux qui lafuyuent,Elle digere tout ce qu’elle deuore, quelques durs qu'ilz foient,fans difference.Celt vne befte qui eftmerueilleufement forte, Car en cefte grandeur de corpz qu’ellea,fielle cache{à tefteentrequelques arbriflcaux,il luy femble qu'on ne la voint point,Ses œufz font prifez a caufe defeur grandeur,Or eile en faict beaucoup:mais tous ne font pas propres a faire des petiz.Cequ'elle apperçoit par vne cognoiflance viue de nature:& pourtäte lle fepare les meilleursd'auec ceux qui font fteriles,& les garde pour couver. Quand les chaîleurs la pourfuyuËr,& qu'elle voitqu'iln'eft pofsibled' efchapper, elle prend des pierres aueclesongles& lesiette contreeux,les bleffant bien fouvent, Quand onlatue,on luy trouvefouvent des pier-tes en l'eftomach,&aucunesfois du fer qu'elle côfume par longue digeltion. Elle faict fonnic en vne foffe dedans le fablon,& mectalentour d'iceluy des defenies comme murailles,afin dereietter la pluye,de paour qu'elle nenuyfea fes petiz,Aucuns efcrivent qu'elle n’ef+cloft pas fes œufz,mais qu'elle les laiffe dedans le fablon chaule tant qu’ilz{foyent efcloz,puis ilz nourriflent les petiz, On dict que ceft vnie belte fimple& oublieufe,pource quetout incontinent qu'elle a faict fes œufz,elle les oublie,tant quelles petiz foiencfortiz,
Des merueilles,& des cteatures mon-
ftrueufes qui fe trouvent es parties interieuresd'Affricques
Es anciés& principalemét Pomponius Mela , Pline ,& Solinus racontétde gräd3merueilles qui fe trouvent en l’ Affrique interieure ou Ethiopie,dont nous feronsicy mention enbrief.louxtelisle de Meroë ily a vnlacdont les eaues forit grafles2##"comme huile,& tout ce qui y tombe, quelque petit qu’il foit,va au fond.ll n° y anbois ne fueille d'arbre qui nage au deffus. Es peuples qu’ on appelle Sambales il ny a que; beftes,a quattre piedz. On n° yee ttc LOUE RUIZ OylEaux 5. Ava{tin mefme au 16. liure de La ci-té de Dieu,chap. 8.dict que plu-fieurs fortes d’ hommes mon-ftrueux ontelte crees de dieu endivers lieux apres la diverfitédes langues. Dieu (dit il) fçaschant de quelle fimilitude ou di-uerfite il deuoit baftir le mondevniuers, a mefmes voulu produiré des hommes monftrueux.Caron trouve des Cynomolges ouCynocephales,qui ont des teftes& des quelles dechien,& mons. ftrent parleur abbay qu’ilz fontplus toft beftes que hômes, Ondictaufsi qu'il y ena d'autres qu’on appelle Artäphathites, qui marchent{ur les piedz&fur les mains commebeltes a quattre piedz, Et d'autres qui n’ont qu'on œilau milieu du 2front, d’autres quin’ont point de bouche,mais viuentf eulement del air,prenant leur foufz Les Pygmées,fle parles narines:d' autres qui nefont haultz que d’vñe coudée, que les Grecz appelle 5sf, cu ygmees
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