DE TRENTE, Livre V.
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voient point encore été, afin d’ôter au Légat l’espèrance d’obtenir ce mdlxi.qu’il avoit dessein, & résolut même de Pempêcher de se servir de ses Pie IV .Facultés. Car l’usage en France est , qu’un Légat ne peut exercer'" —son Office, que ses Pouvoirs n’aiant été réglés & modérés par un Ar-rêt du Parlement après qu’ils y ont été visés & examinés, & qu’ilsn’aient été confirmés ensuite par des Lettres Patentes du Roi. Lorsdonc que le Légat envoya fa Bulle de Légation en Parlement pour yêtre vérifiée , le Chancelier (21.) & le Parlement s’y opposèrent ouverte-ment, disant, qu’on avoit entièrement résolu de ne plus fe servir dedispense contre les Régies des saints Pères, ni de souffrir des collationsde Bénéfices contre les Canons. Le Cardinal eut encore un plus grandaffront à soutenir. * Car pour le tourner en ridicule, on fit distribuer* Stat.
& afficher à la Cour & par tout Paris des Pasquinades fur les amours de^ e lP- *Lucrèce Borgia fa mère & à'Alexandre VI . son ayeul maternel, avec un Pàì'ar.détail de toutes les obscénités qui s’étoient publiées en Italie durant son ix.’Pontificat. Part- r- p-
Le premier soin du Cardinal fut d’empêcher, autant qu’il le P°u-£a’popevoit, tant par ses sollicitations que par les promesses secrettes qu’il fiti; n . £.7!aux Ministres, d’Empêcher, dis-je, les Protestans de prêcher , quoi- p. 293.qu’ils le fissent encore plus librement depuis le Colloque. Mais com- Thu ?? l ; Cme fa parenté avec les Guises le rendoit suspect non-seulement a-ux Ré-*|' N,>formés, mais encore à tout le Parti qui étoit contraire à cette Maison ;f il fit connoissance avec les Seigneurs du Parti Huguenot, mangeoit|pi eury>quelquefois avec eux, & affistoit même à leurs Prêches en (22.) habit L. 157.
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Pailav. L.
le regarda toûjours depuis comme un Pro-testant couvert, contre lequel on devoitctre en garde.
(21.) Lors donc que le Légat envoya faBulle de Légation en Parlement pour yêtre vérifiée, le Chancelier U le Parlements’y opposèrent ouvertement , &c. ] Maisaprès cette opposition le Chancelier signaenfin, ajoutant cependant dans fa signa-ture, que c’étoit contre son avis : TejlatusCancellarius contra jus U aquum id fiersRegium sgillum dìplomatis apponit , hisverbis tamen sua manu subscriptis , Menon consentiente ; & les Facultés furent austìensuite homologuées au Parlement. ( Dup.Mem. p. 145. ) Ce qui apparemment àtrompé notre Historien , c’est que l’Auteurdont est tiré ce récit, austì-bien que LaPopelinière , marquent que le Card. de Fer-rare ne put obtenir alors l’enregistrementqu’il avoit espéré. Ferrarienss spe litera-rum illarum excidit , atque perdolebat vi-dere tam ìmmìnutam Pontifiais in Gallia
Tome IJ.
authoritatem. Mais ce qu'il n'avoit pu ob- j^trê dûtenir alors , lui fut accordé dans la fuite ; Q arc j deapparemment par le besoin qu’on crutp errare Juavoir du Pape, & l’influence du Parti des x , *j an .Guises. Isa agrè ferens Cardinalis G allia v ; er _discedit meliores rerum gerendarum occafio- j enés expefíans , quas etiam poji magno re- g ta OroCSrum Gallicarum incommodo consecutus es. ( j uCe qui est vrai à l’égard de l’enregistre- ^ oy> *ment des Facultés , quoique l’Auteur desMémoires de Charles IX . fe soit trompéen disant que ce fut après que le Légat eutquitté la France .
(22. ) II fit connaissance avec les Seigneursdu Parti Huguenot , mangeait quelquefoisavec eux , 0? ajsisoìt mime à leurs Pré.ches en habit de Cavalier. ] II paroit parune lettre du Cardinal de Ferrare du 17.de Janvier 1^62. qu’il n’astista qu’à unseul , aux instances de la Reine-Mère & dela Reine de Navarre, auxquelles, pour fa-ciliter le succès de fa négociation, il nevoulut pas refuser cette complaisance ; en-O core