44
Mais venons au caractère nationaldes François , et à la culture qu’ils ontdonnée à leur efprit.
LaFrance jouit d’un climat tempéré,qui ne tend ni à diffiper les efpritsvitaux, et à relâcher les fibres parl’excès de la chaleur , ni à les roidir età les engourdir par celui du froid. Sonterroir n’offre ni cette fertilité furabon-dante qui invite à la pareffe, ni cetteflérilité défolante qui décourage l’in-du ftrie.
donner fa principale application aux deuxlangues qui font de l’ufage le plus étendu,au Latin, et au Voetsko , qui elt probable-ment le Wallon ou le Gaulois. AulîècleXIIIBrunetto Latini préfère à l’Italien , fa languenatale, le François pour y compofer fon livredu Tréfor , parce qu’il lui paroît plus délitable.
(