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fuffifantes pour une langue univerfelle,peut-être même combinées de manièreà conftituer un enfemble mieux propor-tionné dans fes parties ? Ce qu’onnomme la richefie d’une langue, n’eftfouvent qu’une richelTe apparente, quidonne le fuperflu, et refufe le néceffaire,Qu’y a -1 - il donc qu’on ne puiffe expri-mer en françois? la langue d’une nationauffi cultivée peut-elle être pauvre?Elle a de plus ce degré d’harmonie quis’accorde, et la met, pour ainfi dire ,à l’uniflfon avec les organes de tous lespeuples de l’Europe . Enfin , le pitto-ïefque entre fort pfeu en confidérationdans le choix d’une langue univerfelle.Il dépend d’ailleurs du génie des écri-vains , et de leur talent à manier la