impoffibles , il n’y a pourtant aucunmotif raifonnable de les préfumer.
Après tout, n’eft-il pas à défirer quela langue françoife perfévère dans lajouiffance de fon droit, et s’y affermiffe ?Tous les peuples de l’Europe marchentvers la lumière. A mefure que leurefprit s’éclairera, leurs idiomes vont fedérouiller et fe polir. Nous comptonsdéjà cinq langues fort cultivées , et letemps viendra où nous en aurons unedouzaine. La néceflité d’une langueuniverfelle croîtra avec leur nombre ,loin de diminuer. Il fera donc très-agréable d’en avoir une toute faite ,éprouvée par une longue expérience,et reconnue la plus propre à cet ufage.