SUR ï-’Édü cation. 5la nature ne nous donne presque qu’unprécepte , & il suffit : C’est de permettrequelle aqisse , qu’elle se développe en liberté :Ë? de la laisser de bonne heure s’accoutumerà tout, hile est bien plus sûre dans sesopérations, & bien plus éclairée, quetout l’art par lequel nous prétendons lacontraindre pour la mieux diriger.
Avouons-le à la gloire de ce siede : oncommence enfin à ouvrir les yeux fur lesinconvéniens des bandes, des maillots,qui, par les eisorts que font les enlanspour s’en débarrasser, font plus capablesde déranger l’assemblage de leur corps ,que les mauvaises situations où ils pou-roient se mettre s’ils écoient en liberté.M. de Buffion condamne également cescorps de baleine & tous ces vête mensdouloureux qui, fous le vain prétextede former la taille, gênent la relpira-tion, empêchent le sang de circuler dansles veines, & causent aux enlans plusd’incommodités & de difformités qu’ilsn’en préviennent. Comme un tendrearbrisseau dont on a lié le tronc & arrêtéla seve, ils languiiient & ne profitent quefaiblement : leurs muscles n’acquierentpoint cette agilité, cette force & cettevigueur, qui distinguent si heureusementceux dans lesquels l’art n’a point étoufféla nature. Si ces cruelles inventions neservent le plus souvent qu’à les empêcher
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