sûr l’Éducation. 7votis courir à chaque injiant g à U là? nepouvez-vous comme nous être tranquilles ?Non, ils ne le peuvent: ils ont unbesoin continuel d’agir, ils le sententparfaitement, parce que c’est la nature,infaillible dans sa marche, qui les enavertit.
Veillez dans les premières années àfaire à l’enfant un sang doux , par lechoix des alimens & par un régime devie simple. Les enfans d’ordinaire fontgourmands, friands, attachés à leurventre. Appliquez-vous à corriger cedéfaut dans le vôtre, & accoutumez-leà la sobriété : elle est le principe de lasanté, & il est facile d’en remarquer lesbons effets dans les enfans même. Voye^l’agilité, la vivacité, la gaieté, la force ;le sommeil doux dont ils jouissent aprèsavoir mangé sobrement. Comparez cetétat avec l’appesantissement,l’ennui, lamauvaise humeur, la foiblesse, le som-meil inquiet qu’ils éprouvent après avoirtrop mangé 5 & vous comprendrez faci-lement quels effets ce dernier état sou-vent répété doit produire sur la santéd’un enfant.
Ne le laissez donc pas manger conti-nuellement. Les enfans ont ou croienttoujours avoir faim : mais c’est moins be-soin que gourmandise. Réglez ses repas ,L qu’il mange toujours à-peu-près aux