j8 Réflexions préliminairesl’enfant, quand vous m curez dit où ilries, pas.
Bien loin qu’on ne doive donner auxenfans aucune instruction fur la religion,on ne peut au contraire s’appliquer tropsoigneusement à leur en donner unebonne, à leur inspirer la crainte de Dieu & l’amour de la vertu. Faut-il attendreque le torrent des passions soit débordé ;pour y mettre une digue ? Est-ce bienle temps de commencer à parler à unjeune homme d’une morale sévere , lors-qu’il aura pris l’habitude d’écarter toutce qui pouroit le contraindre ; à luidonner un maître äussere , lorsqu’il s’ap-plaudira de n’en avoir plus ; &à tenterde lui mettre des chaînes, lorsqu’il goû-tera le plaisir de les avoir rompues ? Dansl’esservescence & la fougue de la jeunesse,la voix tumultueuse des passons empê-eheroit d’entendre la voix paisible de la.raison. Ne croyez pas qu’on puisse en unmoment former l’homme à la sagesse: cedoit être l’ouvrage de toute la vie.
33 Non-seulement, dit l’auteur duComte de Valmont , il importe qu’onapprenne la religion aux enfans, maisje fuis convaincu qu’il faut de bonneheure la leur faire apprendre par prin-cipes, en la mêlant aux traits historiques;leur en faire connoître par degrés lespreuves & les fondemens ; & prévenir