Réflexions préliminairesutiles. „ Les premières pleurs ( I ) clésenfans, dit-il, font des prières : si l’onn’y prend garde,elles deviennent bientôtdes ordres. Ils commencent par fe faireassister, ils finissent par se faire servir.
„ Si l’enfant ne pleure que quand ilsouffre, c’est un très-grand avantage : caralors on fait quand il a besoin de secours ,& l’on ne doit pas tarder un moment àle lui donner, s’il est possible: il importemême qu’on le prévienne , & qu’on nefe laisse pas avertir de ses besoins par sescris. Mais si vous ne pouvez le soulager,restez tranquille sans le flatter pour l’ap-paiser : vos caresses ne guériront pas facolique; cependant il fe souviendra de cequ’il faut faire pour être flatté, & s’il saitune fois vous occuper de lui à fa volonté,le voilà devenu votre maître, tout estperdu.
„ Les longs pleurs d’un enfant qui n’estni lié ni malade, & qu’on ne laisse man-quer de rien, ne font que des pleurs d’ha-bitude & d’obstination: ils ne font pointl’ouvr .ge de la nature , mais de la nour-rice qui , pour n’en savoir endurer l’im-portunité, la multiplie, sans songer qu’enfaisant taire l’enfant au jourd’hui, on l’ex-xite à pleurer demain davantage. Le seulmoyen de guérir ou de prévenir cette
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