sur l'Education . fs■•S; le respect, qui vous sont II nécessairespour le bien même de vos enfans : nebadinez jamais-avec eux d’une maniéréindécente, comme avec un perroquet ouune poupée. Quand on estpere, peut-onne pas sentir le respect qu’on doit à sonfsts & qu’on se doit à soi-même : Flattezvotre fils , dit l’Ecclésiastique, & il vouscausera de grandes frayeurs : jouez aveclui , N il vous donnera beaucoup de cha-grins. Ne vous amusez pas à rire avec lui ,de peur que vous n'en ayiez de la douleur ,£# quà la fin vous n'en recueilliez des fruitsamers qui vous feront grincer les dents si).
L’âge le plus tendre, il est vrai, abesoin de quelque indulgence & de quel-ques caressés : mais auln-tôt que l’espritd’un enfant commence à se former , lepere ne doit plus s’amuser à rire & à joueravec lui, parce que cette familiarité leporteroit bientôt à traiter d’égal celui àqui il doit toujours être soumis avec leplus grand respect, & dont il doit crain-dre les moindres paroles. Si vous con-tinuez' à jouer avec lui, vous perdrezbeaucoup à ce jeu-là. Votre familiarité ferarécompensée d’un mépris qui rempliravotre vie de chagrins & d’amertumes.
( I La afili um , par entern teficlet : ludecumeo ,
ccntriftahit te. Non corridcas ils ’, ne dolcas ; & innoviffimo tbflupefant dentés tui, Eccli. 30,
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