sur. l’Éducation. 75particulier, quand son ame est tranquille&son'esprit recueilli.
Ne négligez néanmoins aucune occa-sion de l’instruire tout en jouant avec lui,mais en peu de mots & comme en pasfaut: les sermons trop longs ou tropmultipliés ennuient & rebutent tout lemonde, à plus forte raison les enfans.J’ai été jeune autrefois, dit Salomon,tendrement aimé de mon pere, & gou-verné par ma mere qui me tenoit tou-jours auprès d’elle pour y recevoir autantd’instructions que j’y recevois de caresses.Je 11’y perdois point le temps, mêmedurant le jeu : car, tandis que je prenoisles divertissemens de mon âge, elle vou-loit que j’eusse toujours l'esprit attentif& le cœur ouvert pour écouter, parce-qu’elle avoir toujours quelque bonne pa-role à me dire. Son discours le plus ordi-naire étoit: Mon fils, aimez la sagesse& la vertu plus que tous les biens dumonde : le reste n’est que vanité. Il n’y ade vrai bien que ce qui vous rendra hon-nête homme, ni de vraie grandeur quece que Dieu estimera dans vous. Obser-vez sa loi & obéissez à les volontés. ( 1 )
Que la sagesse, ajoute un de seâ
Cl) Nam LT' ego filins fui patris mei,teneüus LT' unigenittcstorammatre meâ ; £f docebat me atque dicebat ; Sufcipiatverba mea cortuum ; poÛtde fapientiam , &c. Frov. 4.
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