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Compte Rendu Au Roi / Par M. Necker, Directeur général des Finances. Au mois de Janvier 1781 : Imprimé par ordre de Sa Majesté
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détails de bienfaifance & de charité qui échappent à ion attention & à lesforces ; entraîné par le tourbillon immenfe des affaires générales, obligéfouvent de facrifier la fenfibilité de lhomme privé, aux devoirs de lhommepublic, il doit fe trouver heureux que les plaintes particulières de la pau-vreté & de la misère , puiffent aboutir près de lui à une perlbnne éclairéequi partage le fentiment de fcs devoirs. Hélas ! quand la main du temps,ou la vanité dun fucceffeur ont détruit ou changé les arrangemens dAdmi-niftration lon avoit placé fon attachement & gloire, ceft du fouvenirdes biens particuliers quon a pu faire, quon vit encore heureux dans faretraite.

Je finis ici le Compte que je me fuispropofé de rendre à Votre Majesté ;jai été obligé de parcourir la plupart des objets rapidement, mais ceft unCompte rendu à un grand Monarque , & non un Traité d'Adminiftration desFinances. Je ne fais fi lon trouvera que jai fuivi la bonne route, mais cer-tainement je lai cherchée , & ma vie entière, fins aucun mélange de diffrac-tions, a été confacrée à lexercice des importantes fondions que VotreMajesté ma confiées; je nai facrifié ni au crédit ni à la puiffance, & jaidédaigné les jouiffances de la vanité. Jai renoncé même à la plus douce desfatisfaéfions privées, celle de fervir mes amis, ou dobtenir la reconnoilfancede ceux qui mentourent. Si quelquun doit à ma fimple faveur une Penfion,une Place, un Emploi, quon le nomme. Je nai vu que mon devoir & lefpoirde mériter lapprobation dun Maître , nouveau pour moi, mais quaucun defes Sujets ne fervira jamais avec plus de dévouement & de zèle. Enfin, &je lavoue aufli, jai compté fièrement fur cette opinion publique, que les mé-dians cherchent en vain darrêter ou de lacérer, mais que malgré leurs efforts,la juftice & la vérité entraînent après elles.

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