des Mœurs. 19vais payeur , & qui étoit venu lui de-mander à emprunter vingt écus. Tenez,lui dit-il, en voilà dix : au lieu de vousles prêter, je vous les donne ; vous y ga-gnez ■> U moi aujjl.
il ne faut pas être moins prudent à lerendre caution qu'à prêter. Si le Sage ditque l'homme de bien répond pour sonprochain, & que celui qui n’a point desentiment abandonne son ami, en nevoulant pas se rendre caution pour luidans son extrême nécessité, il ajoute aussique l’engagement à répondre mal-à-pro-pos, en a perdu plusieurs qui rcuiïis-soient dans leurs affaires ; & que nous nedevons jamais oublier le service que nousrend celui qui répond pour nous, parcequ’il s’est exposé à un grand péril ( p ).
Ce seroit en effet une noire ingrati-tude, que de méconnoître un tel service;& il n’y a que des monstres qui soientcapables de laisser dans la peine celui quia eu la bonté de s’engager pour eux. Ilsne retrouveront plus de pareils amis.Celui qui tiendra parole & agira ffdelle-ment avec ceux qui l’ont obligé de quel-que maniéré que ce soit, trouvera tou-jours ce qui lui fera nécessaire : mais sinous trompons ceux qui ont cru pouvoir
' 5 ) Grs.itnm fi Uîujfbris ne eblivifiarii : dédit enim fre-te anim.im fuam. Kcqli. 2K.