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d’innocent. Un homme accusé devantAuguste, s’étant justifié, dit à ce Prince :N’écoutez fur le chapitre des honnêtesgens que ceux qui leur ressemblent.
Ne blâmez personne , dit le Sage, avantque de vous être bien informé ( i ). Con-damnez rarement, avant que d’avoir en-tendu la Partie elle-même, & suspendeztoujours votre jugement, jusqu’à ce quevous soyez pleinement instruit de la vé-rité. Si vous ne pouvez excuser l’action,excusez-en les motifs. Exposez-vous plu-tôt à vous tromper en faveur du prochainqu’à son désavantage. Quelle consolationà la mort, de pouvoir se rendre le témoi-gnage que se rendoit un homme de bien 1Il vit arriver sa derniere heure avec unejoie & une tranquillité qui étonnoient.On lui en demanda la cause. C’efl ,répondit-il, parce que je ne me souvienspoint d’avoir jamais mal parlé ni jugétémérairement de personne ; &Jesus-Chrifinous a promis dans l'Evangile que , finous ne jugions pas , nous ne serions pasjugés.
Quoiqu’il soit toujours beau de pensâtjuste & de ne pas donner dans l’erreur;si la témérité de nos jugemens ne por-toit que fur des choses indifférentes, il
( l ) Priuftjütim interroges ,Eißli, 12.
ne vitupérés ^nemqiiamj,.