des Mœurs.
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X V.
A la Religion Joyez tonjozns fidelle.
Cette importante maxime ne serapas du goût de nos philofophiltes, & deceux qui à leur exemple affichent haute-ment une orgueilleuse indépendance ,une malheureuse liberté de penser. En-têtés de leurs présomptueuses lumières ,ils ne peuvent souffrir qu’on leur en de-mande le sacrifice. Fiers de cette raisonque le Ciel leur a donnée, ils ne veulentpas qu’une autorité, même divine, en-treprenne de la soumettre dans les chosesqui, fins lui être opposées, ne font qu’au-deiTus d’elle.
Philosophes insensés, vous refusez decroire les mystères de la religion > parceque vous ne pouvez les comprendre.Mais comprenez-vous mieux ceux de lanature ? Combien n’en a-t-elle pas oùvotre esprit se perd, & qui sont pourvous autant d’abymes impénétrables !Tout l’univers est rempli de vérités, quisont en même temps indubitables & in-compréhensibles. Nous connoiisons leseffets ; mais souvent les causes font pournous comme autant de mystères , que laMture nous cachesous ses voiles augustes,
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