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véritablement divine. Ceux qui pouvantl’étudier, ne veulent pas s’en donner lapeine, & aiment mieux, comme ils ledisent, s’en tenir à la foi du Charbon-nier (2), marquent peu de religion &une secrete disposition a l’incrédulité ,ou une indifférence criminelle pour laplus nécessaire de toutes les connois.sauces. O vous que les leçons de l’impiétéont prévenu contre elle , étudiez-la avecle désir sincere de connoître la vérité ;& bientôt vous ferez convaincu qu’elleeff marquée au sceau de la Divinité.
C’est ce qui est arrivé à deux favansAnglois, Milord Littletou, &M. GilbertWerst. Après avoir long-temps fait pro-feilion de déisme, ils étudièrent enfinla religion chrétienne avec l’applicationque mérite une affaire de cette impor-tance. Ils éprouvèrent l’un & l’autrece qu’ils ont souvent répété depuis, quetout honnête homme qui l’étudie sérieu-sement, ne tarde guere à reconnoitre lefoible des objections qu’on fait contreelle, & la solidité des preuves fur les-quelles elle est établie. La lumière brilla
(2) On detrandoit un jour à un Charbonnier: Quecrois-tu? Il répondit: Ce que cnit C Eglise.. On luidemanda encore : Mais que croit l’Eglise ? Ce que jecrois, répliquât-il. Une■ telle profession de foi étoitune ignorance grossière ou une vraie dérision.