n e s M œ u r s. gi
Si donc la Résurrection de J&sus Christn’est qu’une fable, li les preuves mêmequ’on en a ne font qu’équivoques ouincertaines; brisons ses statues, renver-sons ses autels, & ne le regardons plusque comme un misérable séducteur , unimposteur sacrilege, qui a voulu folle-ment abuser de notre crédulité & usurperles honneurs divins, allais s’il est vrai-ment revenu à la vie, ainsi qu’il l’avoitprédit ; si la preuve que nous en avonsest portée jusqu’au plus haut degré decertitude que les hommes pussent jamaisavoir ; il faut qu’à son nom tout genoufléchisse, & qu’on le reconnusse pourle Maître souverain du Ciel & de la terre.
Or ce prodige unique & inouï jul-qu’alors , est prouvé par un grand nom-bre de témoins oculaires & dignes defoi, par l’aveu de ses ennemis, par letémoignage de Dieu même. U n’y a doncjamais eu d’événement mieux attesté ;& la certitude que nous en avons, est laplus grande qu’on puisse jamais avoir.Mais examinons un moment tous cestémoignages , & pelons-les.
Les premiers qui déposent en faveurde la résurrection de Jésus-Christ , font:tous ses Apôtres & tous ses Disciplestémoins oculaires , & qui méritent la:plus forte créance. L’illusion, la préven-tion , le prestige n’ont eu aucune part
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