des Mœurs.' 8;tage. Or quel intérêt les Disciples deJesus-Christ pouvoient-ils avoir de fairepasser pour ressuscité un homme qui nel’étoit pas, ou plutôt quel intérêt n’a-voient-ils pas à cacher même cette ré-surrection ?
Loin d’attendre quelque félicité tem-porelle pour prix de leur courage, ilsfavoient les dangers auxquels ils s’expo-soient, ils favoient qu’ils alloient allumerde plus en plus contre eux la fureur dela nation. Les insultes, les mauvais trai-temens, les chaînes, les prisons ont payéla constance de leur témoignage. Sousles grêles de pierres, fous le tranchantd’un fer homicide , dans les ombres &les horreurs de la mort, ils ont persistédans leur déposition. C’étoit dans letemps même qu’on étaloit à leurs yeuxle formidable appareil des supplices ,dans le temps qu’ils alloient expirer fousla main des bourreaux , qu’ils confei-foient avec le plus d’intrépidité la véritédes faits qu’ils annonqoient à l’univers.Ah! croyons-en, dit très-bien Pascal fdes témoins qui fe font égorger. 11s-ètoient donc tous bien intimement con-vaincus de la résurrection de leur Maî tre >& ils n’ont pu être fur ce point essen-tiel ni trompés, ni trompeurs.
Ce qui ne paroîtra pas moins décisif, 'c’est que le témoignage des ennemis
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