4;8 L’ É c o t stant de cas, que parce que les autresqualités manquent. Mais , s’ils vous res-semblent si peu parce qui-n’est que l’en-veloppe, la surface de l’homme, & nonpas l’homme même, combien ne con-servent-ils pas de traits essentiels & pri-mitifs de ressemblance, qu’on ne peuts’empêcher de reconnoîcre! Ouvragesdu même Auteur, pétris du même limon,animés du même soustle immortel, assu-jettis aux mêmes besoins , ne font-ils pasessentiellement tout ce que vous êtes ?pouvez-vous mécounoître en eux votrenature? Si dans l’état même de prospérité& d’abondance dont vous jouiilez, il y ades momens d’amertume & de tristesse ,qui vous forcent à répandre des larmes ,ne font-elles pas les mêmes que cellesqui coulent des yeux de ces infortunésqui viennent implorer votre secours?Lorsque la vivacité delà douleur.ou lalongueur de la maladie vous arrache descris , des impatiences , pouvez-vous nepas vous reconnoîcre dans les cris & lesplaintes que l’excès de leurs maux arra-che aux malheureux? Ne devez-vousdonc pas avoir pitié des miferes qui vousfont communes? & pouvez-vous, fansattendrissement, voir des torrens de lar-mes couler de ces yeux qui ressemblentaux vôtres ?
C’étoit par cette considération puis-