des Mœurs. ?
attirer souvent des réponses désagréables& piquantes. Un Président d’un très-petit génie, appelé Goujjaut, se trou-vant dans une aflemblée ou l’on jouoit,se mit derrière la chaise d’un des joueurs.Celui - ci ayant fait au jeu une lourdefaute, dit fans réflexion ou fans savoirque le Président fût si près de lui : Jesuis un franc Goujjaut. Vous êtes un sot,lui dit le Président piqué. C'est ce que jevoulois dire , répliqua l’autre.
M. de Harlai , Premier Président duParlement de Paris , avoit infinimentplus d’esprit & de mérite. Une Damefort laide vint solliciter auprès de luiun procès qui devoir bientôt fe juger& qui étoit de conséquence. Il la reçutavec un front sourcilleux. Elle crut quecet accueil lui annonçoit la perte de sonprocès. Elle sortit fort mécontente ; &dans sa colere, qu’elle exprimoit à toutle monde, elle ne désignoit ce Magistratque par le nom de vieux singe. Celarevint aux oreilles de M. de Harlai : maissourd à la voix du ressentiment, il écoutal’équité qui lui parla en saveur de laDame. Elle apprit, contre son attente, legam de sa cause. Elle ne manqua pointd’aller remercier ce Magistrat , en luimontrant un cœur plein de rcconnois-sauce. M. de Harlai regardant la Mar-quise avec un air riant, lui dit : Il ne