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qu’on porte à tout ce qui représente laDivinité ou les Rois de la terre, puisquenous sommes tous la vive image de Dieu ,& après lui les Rois de la nature.
Si les jugemens d’estime ou de mépris,qu’on prononce d’après l’habillementou la "figure , font presque toujoursauffi faux qu’injurieux ; ceux qu’on portedes différens peuples , ne le font pasmoins. Les satires qu’on fait d’une na-tion , comme celles qu’on fait d’un sexe,sont toujours injustes , parce qu’ellesattaquent un nombre infini de personnesà qui elles ne conviennent point. On fûtla belle réponse d’un Philosophe Scytheà un Athénien qui lui reprochoit làpatrie. : Je suis, lui dit le Philosophe , lafoire de mon pays , £# tu es la honte dutien. Le -Sage ne se livre point à cetteprévention nationale : il estime le mérite,sous quelque climat qu’il soit né. UnAmbaisadeur de France , trop prévenu ensaveur de sa nation, disoit à un Seigneurde la Grande-Bretagne: V Anglois estlien estimable hors de son Isi'e. Il a dumoins fur vous , répliqua le Lord , l'avan-tage de l'être quelque part. La repartieétoit piquante , maïs l’Ambassadeurl’a voit méritée. ■
On a long- temps attaché en France avec beaucoup d’injustice un sens odieuxau mot Allemand . Le Maréchal de