des Mœurs.ici, mon pauvre César; va, je dois l’a-vouer , ii vaut encore mieux te garderque de servir mon premier maître. Il sebailla , pritl’animal, & bourdonnant unair, il continua de promener César.
La philosophie de cet homme,ajoutel’Auteur , valoir mieux que la mienne. Ilest quelquefois néceilaire de comparerson état avec un état plus malheureux ;c’est le moyen d’être toujours content.Mais savoir s’accommoder à une condi-tion servile , à une condition aussi humi-liante que celle de conduire un chien oud’obéir à un fat : en vérité c’est l’effortde la sagesse ".
Qu’il nous soit permis d’ajouter aussiune réflexion, que nous fait naître l’his-toire que nous venons de rapporter.S’oc-cuper uniquement des animaux, commefont aujourd’hui tant de personnes, lescaresser tout le jour, avoir pour eux desfoins, des attentions qu’on n’auroit peut-être pas pour des hommes : est-ce là êtrehomme loi-même? Leur prodiguer desfriandises, des douceurs qui seroientbien plus nécessaires à de pauvres mala-des : est-ce avoir de l’humanité & de lareligion ?
Les femmes fur-tout ont un foibleextrême pour les petits animaux qu’ellesont pris en amitié. C’est une vraie peti-tesse , qui ne leur fait pas beaucoup
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