DES M (E'u R S. 8?conseils, pour nous dire la vérité , pournous avertir de nos défauts. La Fortunequi eit aveugle, rend aveugles ses favoris ;& comment nous corrigeroit-elle de nosvices , puisqu’elle commence par nousôter nos vertus ?
Dans un rang supérieur, où l’on secroit tout permis, queue se permettra-t-on point? dans quelles fautes impar-donnables , dans quels vices déshono-rans ne tombera-t-on pas , Il l’on n’aun ami fideile , qui, nous présentant lemiroir de la vérité , nous la falle con-noître, nous éclaire, nous soutienne parses conieils, nous arrête fur le bord duprécipice où nous allons nous jeter ?Mais on ne sent jamais il bien la néces-sité d’un te! ami, que lorsqu’on l’a perdu.Augujk le sentit & l’avoua. La Fortune,qui l’avoit comblé de ses faveurs , yajouta la plus précieuse de toutes , cellede deux bons & hdelles amis. Lorsqu’ilne les eut plus, il connut alors toutleur prix & le besoin qu’il en avoir.Ayant fait une démarche inconsidérée,il ne tarda pas à voir sa faute tSt à serepentir de son indiscrétion : Ce malheur ,dit-il, ne me seroit pas arrivé , ß Mécèneou Agrippa eufj.nt vécu.
Ayez donc des amis, cherchez-en ; ilsfont une source d’agrémens & de bonsconseils : mais encore une fois, sachez