des Mœurs. io§spirituels & fa vans. Franç ois I, qui futen France le pere & le restaurateur desLettres , peut servir d’exemple pour cedernier point. 11 favoit beaucoup , fansavoir presque jamais étudié. Mais du-rant ses repas, à son lever, à son cou-cher , & tout le temps qu’il ne donnoitpas aux affaires , ou à la chasse , il en-tretenoit des hommes vraiment favansqui l’instruifoient.
Lesignorans ne nous apprennent rien,les gens de mauvais goût gâtent celuides autres, les diseurs d’équivoques &d’obscénités salissent l’imagination , leshommes grossiers abrutissent. Un perequi avoir de la naissance & du bien,mais qui ne connoissoit pas assez le prixd’une honnête & noble éducation, avoirtoujours tenu son fils à la campagne,où il n’avoit vu que des paysans. Aprèsla mort du pere, le fils épousa une deses servantes, & continua le honteuxgenre de vie qu’il avoir mené jusqu’alors,Quand on lui en parloir : Qiie voulez -vous , répondoit-il ? c’est la faute de monpere , qui ne m’a pas donné une meilleureéducation. Il ne m’a jamais fait voiraucune bonne compagnie. Les honnêtesg ens ne pour oient me souffrir. Il faut bienque je voie ceux à qui je ressemble.
Jeune homme, qui avez des fentimens& qui rougiriez de suivre un pareil
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