des Mœurs. io?déshonore. Celui qui fréquente les frayes ,dit Salomon, deviendra fraye lui-meme;6? l’ami des infrcnjés deviendra semblableà eux (9).
Faut-il toujours voir des personnesau-dessus de foi, comme on le dit or-dinairement ? Les gens d’une conditionobscure suivent volontiers ce conseil quiflatte leur vanité : ils s’imaginent, enfréquentant les Grands, en acquérir plusde considération & de grandeur, commesi un nain qui s’approche d’un géant enparoissoit plus grand. Mais pour suivrecette regle & la mettre en pratique avecsuccès, il faut un esprit bien fertile enressources , up caractère complaisant,une humeur facile , des talens rares ; &l’on doit certainement y mettre des res-trictions. Si ce font des personnes d’unmérite reconnu & d’un commerce aisé,il y a beaucoup d’honneur & de profità s’en faire estimer assez pour mériterde les voir souvent. Si ce font des noblesou des riches qui n’ont rien de grandque leur nom ou leurs richesses , il y asouvent plus à perdre qu’à gagner dansleur commerce. Celui qui n’est pas ladupe de la vaine gloire & qui pense
(9) Qui cum fapientihus graditur , sapiens trit :amïcus fiultorum fimilis efrsiçïetur. Promis*