des Mœurs. 109à un Grand, il vous emplois a si vousavez du bien , il fera bonne dure avec vous ,il vous épuisera , 6? à Ja fin il se moquerade vous ; il vous abandonnera , ne feranullement touché de la triste situation oùvous vous ferez mis pour lui ( IQ ).
Le commerce d’ailleurs avec les Grandsn’est pas toujours aussi honorable qu’onse l’imagine, & il est souvent pernicieuxpour les mœurs. Il est plus aisé de nepoint vivre avec la plupart des Grands ,que d’être avec eux à sa place fans sedégrader ou se corrompre. Les plaisirsqu’on partage avec eux , ne font-ils paspayés trop cher par la perte de fa vertu ,ou du moins de fà liberté , le plus pré-cieux de tous les biens, le plus doux& le plus innocent de tous les plaisirs?On vantoit beaucoup le bonheur deCallisthène , de manger à la table d’n le-,sandre. Diogene répondit : C’est en quoije l'estime malheureux , puisqu'il est obligéde manger à l'h. ure U au goût d’un autre ,
»10) , . .Et ipse non dolebitsuper te. Eccli. IJ.