des Mœurs. 125'Bolimjbrohe , de l’avarice dont le Duc deMarlborough avoir été acculé, & l’oncitoit des traits fur lesquels on appeloitau témoignage de Bolingbroke , qui avoitété l’ennemi déclaré du Duc. C'étoit un sigrand homme , répondit Bolingbroke »que fai oublié ses vices.
■g: ■ -- îM -- y.
Badine^ prudemment les personnes pré-sentes.
Il es: si rare & si difficile de rire desautres fans les choquer, qu’il vaudraicmieuxs’enabsienir entièrement. I/amour-propre est si délicat, qu’il est presque im-posable de le toucher fans le blesser, àmoins qu’on ne le fasse avec beaucoupde légèreté & de prudence. Il faut que lebadinage soit mêlé de tant d’égards &d’estime, que la personne qui eu est lesujet, en soit moins offensée que flattée.
On doit aulsi bien examiner ceux avecqui on badine. Les greffiers, les igno^rans & les sots font toujours prêts à sefâcher, & à croire qu’on se moque d’euxou qu’on les méprise. Il ne faut jamais, ditla Bruycre , hasarder la plaisanterie mêmela plus douce & la plus permise, qu’avecdes gens polis ou qui ont de l’esprit.
En général, il faut rarement badiner.Il est vrai que le badinage, quand il est-
F A