des Mœurs. ,ir§Il en eil de ces jeux d’esprit comme desjeux de main.
On gagne souvent beaucoup à suppri-mer un bon mot, & l’on s’expose tou-jours à en risquer un dangereux. Nefaites jamais aucun badinage qui puissedéplaire ; & quel qu’il soit, n’en faitespas souvent, de peur d’en contracterl’habitude. On dit quelquefois bien dessottises, quand on veut faire le rieur &le plaisent.
On cherche les rieurs, &'moi je les Évite :
Cet art veut fur tout autre un suprême mérite.Dieu ne créa que pour les sotsLes méchans (liseurs de bons mots..
La Font',
Celui qui aime à plaisanter ne fera paslong-temps estimé; & s’il y joint la rail-lerie , comme il arrive ordinairement, ilse rendra méprisable & odieux. Le plusmauvais de tous les caractères est celuide railleur. Il se fait beaucoup d’enne-mis , & n’a aucun ami. Souvent mêmeil change .les meilleurs amis en ennemisirréconciliables. Un Anglois de beau-coup d’esprit, nommé Thomas Fuller ,& de ces hommes qui auraient mieuxaimé perdre vingt amis qu’un bon mot,a.voit fait quelques vers fur une femmegrondeuse. Le Docteur Confius , son
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