des Mœurs. i?7disôit assez pour déterminer d’Aubignéà lui donner un conseil conforme àson inclination. Mais incapable de leflatter & de trahir son devoir , d’Au-bigné lui répondit avec une noble har-diesse.
, 3 Sire , ces excuses ne peuvent vousconvenir. Ces Princes jouifloicnt tran-quillement de leurs Etats , ils n’avoientpoint d’ennemis qui les inquiétassent:ils n’étoient point, Sire , errans commevous , qui ne conservez votre vie & nesoutenez votre fortune que par votrevertu & par votre renommée. Vousdevez aux François de grandes actions& de beaux exemples. Les mauvais exem-ples que vous avez cités , je ne vous lesimpute point; je fais que vous n’aimezpas la lecture: ils vous ont été fournispar des Conseillers infîdelles , qui ontvoulu flatter votre paillon. U faut quevous soyez ou César ou rien ; que vousvous rendiez afîidu dans votre Conseilque vous abhorrez ; que vous consacriezplus de temps aux affaires nécessaires ;que celles qui font essentielles aient lapréférence fur les autres , & particulié-rement fur le plaisir ; que vous surmon-tiez les foiblesses que vous avez dansvotre domestique, & qui font indignesd’un grand Roi. Le Duc d’Alençon est