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la défense de mendier eut été publiée hAth , de Voir des pauvres, qui se di-soierft auparavant infirmes ou estropiés,devenus tout d’un coup ouvriers valides,aller se présenter au travail. On vit lesfilles de ces pauvres s’offrir pour appren-dre à filer, tricoter, faire de la dentelle.
On vit les garçons courir chez les maî-tres de différais métiers , pour y être J
reçus apprentis. Ils furent tous placés 1
en peu de temps, ou occupés à travailler ' 1
chez eux ; & à la seconde visite géné- 2
raie qu’on fit six mois après, on n’en ’if
trouva que quatre ou cinq qui ne tra- u
vailloient point. On vit même des vieil- à
lards octogénaires , des mendians jubi-laires , les uns faire des filets , d’autres à
tricoter, ou tourner le rouet pour mettre à
plusieurs fils ensemble, en un mot s’oc- ko
cuper presque tous à faire quelque petit ho
travail proportionné à leurs forces & à le,
leur capacité. La fainéantise redevint ce to
qu’elle devroit toujours être, un sujet né
de honte ; & l’occupation , le seul titre qu
légitime à la nourriture [ VI ]. toi
Tel est l’avantage que cette ville a co,
retiré d’abqrd de cet utile établissement. • KElle y gagne tout le travail que font me
aujourd’hui ces pauvres & qu’ils ne fai- Ni
soient pas. Les pauvres eux-mêmes n’en bri
font devenus que plus heureux. Iis font eu.'
charmés d’ètre assurés d’avoir toute lew P