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Tome I
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ABÄ

de los Andes , ou Sierra Nevada. II arrose ensuite le bourg d’A-■fcançay, auquel il donne son nom?, òc se jette enfin dans laXauxa ou Rio Maragnon, en la Province de Lima. * Laët.

AB ANDO, voyez ABANBO.

ABANHI , voyez Nil fleuve.

AB ANNES , peuples de la Mauritanie, 'voisins des Capra-riens. Les uns & les autres assujettis par le Comte Théodose,père de l’Enîpereur du même nom. * Annnien Marcellin ,íib. 29,

ABÂNO, en latin, Aponus, paroisse du territoire de Padoue .Lucain & Martial en font mention. Quelques Auteurs ont crûque c’étoit le lieu de la naissance de Tite-Live : on ne peut Patíeurer; mais il est certain que c’est là que naquit le MédecinPierre de Abano , si célèbre dans le XIV. siècle. II y a desfontaines & des bains à Abano, dont Claudien a fait mention.Felices , proprium qui te meruere , coloni , .

Fas quibits eß Aponum juris habere fui.

On les a toûjours fort éstimés pour la conservation de la san-té , & pour la guérison de plusieurs maladies. Tliéodoric Roides Ostrogoths ayant établi le siège de son Empire à Ravenne ,fit construire de beaux édifices aux environs de cette fontaine,par un célèbre Architecte nommé Aloïlius. * Joann. de Dondis,t ra fi. de fontib. cal. Patav.

ABANTA ou ABANTIS , ville prés du mont Parnasse;c’est la même qu’Abée, voyez AB IVE.

AB ANTES, peuples originaires deThrace, qui fe retirèrentdans la Phocide en Grèoe, où ils bâtirent une ville appelléeAb a du nom de leur Cheï Abus. t Voyez ABET. Ils pénétrèrentensuite dans l’isle appellée alors Eubée , & aujourd’hui Négre-

Í iont, si l’on en croit quelques Anciens. D’autres disent quees Abantes de cette isle étoient originaires d’Athènes , & qu’ilsfurent appeliez Abantes du nom d’Abas un de leurs Rois. LesCuretés, anciens peuples de Crête , s’étoient auparavant établisdans l’isle d’Eubée , & y avoient, dit-on, introduit la coutu-me de ne laisser croître leurs cheveux que par derrière , parceque leurs ennemis les avoient autrefois terrassés en les prenantpar les cheveux de devant : d’où vient,qu’on les nommoit Cu.rétes, du nom Grec qui signifie tonsure , où P altion detondre. Les Abantes suivirent cette coutume ; ce qui a donnélieu au Poète Homère de les appeller «riAs » kohòuvtxs , c’est-à-dire , qui n’ont des cheveux qu’au derrière de la tête. Cespeuples envoyèrent une colonie dans l’isle de Chio , dont unepartie s’y établit, après que Pautre eut été défaite par Am-phiclus descendant d’Hercule , qui règnoit dans cette isle. LesAbantes étoient très-belliqueux ; ils joignoient P ennemi deprès , & aimoient à combattre main à main. B 0 char t remar-que qu’il y a du rapport entre le nom d’Abantes & celui d’Eu-bée , dans leur lignification; car, dit ce savant Auteur , Ab mlignifie en hébreu engraijjeur, d’où vient que les Phéniciens ontdonné ce nom à ceux qui nourrissoient & engraissoient desbœufs ou d’autres troupeaux, c’est-à-dire, aux pasteurs & auxbergers, (tels qu’étoient les peuples dont je parle ) & l’isleEubée a été ainsi appellée en grec à cauíe de iès éxcellens pâ-turages pour les bœufs. * Herodot. I. 1. c. i. Plutarch . in Thé.J'eo. S trab. I. 10. Paufan. in Achaic. Stephan, de urbibm. Eustath.in Homer. Bochar. in Chanaan .

ABANTIDAS, fils de Paféas après avoir tué Clinias pèredu célèbre Aratus, & premier Magistrat de Sicyone , s’emparade la Tyrannie la quatrième année de la CXXVI 1 L Olympiade,qui est la 2)8- année avant Jéfus-Christ. II fut tué lui-mémepar Dinias, & par Aristote le Dialefiicien fur la place publique ,où il avoit coutume de fe trouver avec eux pour les entendreparler de Philosophie . Paféas son père lui succéda dans la Ty -rannie. * Paufan. in Corinth. Plutarch . in Arat.

Quoique ces Historiens ne marquent point l’année en laquelleAbantidas fe fit Tyran de fa patrie ; il est fùr néanmoins quec’est en celle qu’on a rapportée, quifqu’Aratus fils de Cliniasavoit alors sept ans , selon Pljutarquè, & qu’il affranchit Sicyone à l’àge de vingt ans., c’est-à-dire, treize ans après qu’Abantidaseut commencé de régner, la première année de la CXXX 1 LOlympiade, 251. ans avant Jéius-Christ. * Plutarch . ibid. Po-lyb. I. 2.

ABANTIDE, (Abantis) ancienne contrée de l’Epire , quireçut son nom des Abantes, peuple dont nous venons de par-ler. Après la prise de Troye les troupes des Locriens & desAbantes , après avoir erré long-tems, furent jettées par la tem-pête dans la shefprotide, au pied des monts Cérauniens.en Epi-re, aujourd’hui Monti délia Chimera dans TA lbanie. Ils s’y éta-blirent ; & les Locriens, après avoir nommé Tbronium la villequ’ils y bâtirent en mémoire d’une ville de leur pays qui por-toit le même nom , consentirent, en faveur des Abantes , quetout le pays d’alentour fùt nommé Abantide.. * Paufan. Iib,in Eliac.

ABANWIVAR, Comté & principale province de la hauteHongrie, fur les frontières de Pologne. Cassovie en Cafchawest la capitale, vers les monts Carpates ou Krapak. *Bau-drand.

ABAQUA, cherchez ABABA.

ABAQUE, mot grec qui a plusieurs significations. On s’ensert pour exprimer l’Á, B, C: quelquefois il signifie une table. sombre ou de chiffres pour compter : cette table étoit d’ai-ra P? - . Anciens l’appelloient table de Pytkagare. Ce motdélignoit aussi les figures des nombres & des calculs aritbmé-

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tiques que l’on traçoìt fur une table couverte de poussière 0«de fable , selon le témoignage de Martins Capella & de Perse,fat. 1. v. iji.

Nec qui abaco numéros b fafío in pulvere metas,

Seit risijfe vafer.

Ce mot signifie encore un buffet que les Italiens nomment m-denza fur lequel on arrangeoit les bouteilles, les caraffes, lespots, les verres, & le dessert dans un festin, fçavoir les sala-des & la pâtisserie, & fur lequel l’Ecuïer tranchant découpoitles viandes & les fervoit par portions à chacun des conviés.Dans Vitruve & dans tous ceux qui ont traité de l’architectu-re, abacus n’est autre chose que cette table qúarrée qui fait lecouronnement du chapiteau des colonnes, & qui dans celle deTordre corinthien représente cette éfpèce de tuile quarrée quicouvre la corbeille ou panier qu’on feint environné de feuilles ;mais dans le corinthien composite & Monique moderne, qu’ona pris du temple de la concorde & des autres temples anciens,il est creusé & recoupé en dedans. Le mot Abacus a été faitpar les Latins du génitif grec aßuxes, au nominatif ABA2.* Roíìn, antiq. Rotn.

ABARANER, ville de la grande Arménie , fur la rivièred’Alingeac. L’Archevêque de Naxivan y fait très-souvent sarésidence. On dit qu’il y a trois cens familles de Catholiques.Elle est à so. milles de la mer Caspienne vers le couchant d’hy-ver, à ao. milles de Naxivan. Abaraner est apparemmentcette ville d’Arménie que Cédréne nomme Abara. * Bau-drand.

ABARBARE'E, nom d’une Naïade, de laquelle Bucolionfils aîné de Laomédon, eut Efépe & Pédase. r Homère /. 6.llìad.

ABARCA, surnom deSanchell. Roi de Navarre, ainsi ap-pellé du nom d’une chaussure dont les Espagnols fe servoientpour courir sur les montagnes, voyez SANCHE.

AB ARES, peuples barbares, cherchez AVARES.

ABARIM, montagne de l’Arabie Pétrée, appartenant à latribu de Ruben , qui séparait le pays des Ammonites & desMoabites de la terre de Chanaan. Nabo & Phasga étoient deuxparties de cette montagne, qui fut une des stations des Israéli-tes après leur sortie d’Egypte, d’où ils allèrent camper, pourla dernière fois, dans la plaine de Moab vers le Jourdain . Cefut fur le mont Abarim où Moïse, après y avoir vu la terre deChanaan , mourut , après avoir écrit le Deutéronome . Entrele Jourdain & Jéricho, qui est vis-à-vis ce mont, il y a une, vallée nommée Baras, où l’on trouve une plante de même nom,qui parait toute de feu pendant la nuit, & que l’on prendraitpour un flambeau. ^ On peut remarquer ici qu’Abarim signifiepajfage , ou les fusions en hébreu , & les bleds en syriaque. *Josephe, antiq. Jud. I. 4. c. z. Davity, de P Asie. num.

ÀBARIMON, pays de la Scythie, au pied du mont Imaïis,divise la Scythie en citérieure, & ultérieure. Pline dit qu’on ytrouvoit des hommes sauvages, qui vivoient fans crainte avecles bêtes les plus féroces, & qui étoient d’une agilité éxtraordi-naire, quoiqu’ils eussent les pieds tournés en arrière ; du mê-me côté que les autres hommes ont le gras de la jambe. Ceshommes ne pouvoient être transportés dans un autre pays quecelui dont nous parlons, fans mourir auffi-tôt. ' Outre Pline ,l. 7. c. 2. N Ptolom. consultez encore A. Gell. /. 9. c. 4. gf S.Aug. de civ. Dei. I. 26. c. Z.

ABARINDE, promontoire de T Asie mineure, près de Lam-pfaque fur l’Heìlefpont. Ce fut la où Conon fe retira avec neufvaisseaux, après avoir été défait par Lyfander. * Plutarque ,dans la vie de Lyfander.

ABARIS , fils de Seuthus, étoit Hyperboréen de nation;c’est ce qu’asseurent Hérodote, Diodore , Apollonius & plusieursautres anciens Auteurs. Suidas & Eufèbe lui donnent le nomde Scythe , parce qu’ils ont confondu le pays des Hyperboréensavec la Scythie. Rien n’est plus fabuleux, que la vie de cetAbatis, que Ton dit avoir été Prêtre d’Apollon YHyperboréen.Outre TEfprit de divination, il avoit reçu de ce Dieu une flè-che volante, que Jamblichus dit avoir été d’or, fur laquelle iltraverfoit les airs, comme s’il eùt été monté fur un Pégase : cequi lui donnoit cette facilité merveilleuse avec laquelle il faisoitles longs voyages qu’on lui attribue. Le plus célèbre est celuiqu’il fit à Athènes en qualité d’Ambassadeur de fa nation, dansun tems où tous les peuples de la terre affligés d’une cruellepeste, & d’une famine universelle, reçurent, pour réponse del’Oracle, que ces maux ne cesseraient point, jusqu’à ce que lesAthéniens eussent offert certains sacrifices dont ils s’étoient char-gés pour les autres nations. II parait qu’Abaris avoit aussi : étéà Lacédémone , puisque, selon quelques-uns, il étoit fondateurdu temple consacré àProserpine salutaire. II parloit très-bongrec, & fut un de ces barbares dont la Grèce admira la sagesse& Péquité ; d’ailleurs habile Dévin principalement à prédireles tremblemens de terre & les tempêtes, il parcourait le mon-de en rendant les oracles. II avoit composé quelques ouvra-ges, dont on nous a conservé les noms ; fçavoir, l’arrivée d’A-políon chez les Hyperboréens, en vers ; les noces du fleuve Hé-brus ; un livre de la génération des Dieux ; un recueil d’ora-cles, & un autre d’expiations. Quant au tems où a vécu cethomme, il n’est pas aisé d’accorder les Auteurs entr’eux. Lesuns le font vivre avant la guerre de Troye, & disent que ce futlui qui fabriqua le palladium, qu’il vendit aux Troyens, r Lesautres placent le tems de son ambassade à Athènes vers la V.

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