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vangile chez les Indiens, imprimé à Cologne en i?9‘. II passeencore pour Auteur des décrets du Concile de Lima. 11 mou-rut Recteur du Collège de Salamanque le i;. Février de Fanitçç. âgé d’environ 60. ans. * Ribadeneira & Alegambe, biol.script., focietat. “sesu. Nicolas Antonio , bibl. H iß an. M. FAbbéle Clerc Bibliothèque du Richeletde 1728.
A COSTA, (Uriel) Gentilhomme Portugais, né à Porto vers la fin du seizième siècle, sur élevé dans la Religion catho-lique , dont son père faisoit sincèrement profession, quoiqu’issude Pune de ces familles Juives, qui avoient été contraintes àvive force de recevoir le Baptême ; on lui donna Fédu-cation que doivent avoir les enfans de bonne famille :on lui fit apprendre plusieurs choses, entr’autres la Jurispruden-ce. La nature lui avoit donné de bonnes inclinations, & la Re-ligion le pénétra de telle forte, qu’il souhaita ardemment depratiquer tous les préceptes de FEglife, afin d’éviter la mortéternelle , qu’il craignoit beaucoup. Dans cette vùé il Rappli-qua soigneusement à la lecture de l’Evangile , & des livres spiri-tuels , & à consulter les sommes des Confesseurs. Mais plus ils’attachoit à cela, plus il sentoit croitre ses difficultés, & enfin,elles l’accablèrent si fort,que n’y pouvant trouver aucun dénoue-ment, il se vit livré à des inquiétudes mortelles. II ne Voyoitpas qu’il lui fut possible de s’acquitter ponctuellement de sondevoir à Pégard des conditions que Fabsolution demande, selonles bons Calùistes, & ainsi il désespéra de son salut, en cas qu’ilne le pût obtenir que par cette voye. Mais, comme il luiétoit difficile d’abandonner une Religion à laquelle il étoitaccoutumé depuis son enfance, & qui s’étoìt profondément en-racinée dans son ésprit par la force de la persuasion, tout ce qu’ilput faire fut de chercher s’il ne seroit pas possible de s’assûrerque ce qu’on dit de F autre vie est faux. II avoit alors vingt-deux ans, il se confirma dans son doute, & décida que par laroute ou Féducation Favoit mis, il ne sauverait jamais son ame.II étudioit cependant en Droit, & il impétra un Bénéfice àl’âgede vingt-cinq ans. Or comme il ne vouloir point être fans Re-ligion , il lut Moyse & les Prophètes, & prétendit y trouver mi-eux son compte que dans FE vangile. II se persuada que le Ju-daïsme étoit la véritable Religion : mais ne pouvant pas le pro-fesser dans le Portugal , il résolut de sortir de son pays ; il ré-signa son Bénéfice, & s’embarqua pour Amsterdam avec fa mère& ses frères,qu’il avoit imbus de ses opinions. Dès qu’ils furentarrivés à Amsterdam , ils s’aggrégèrent à la Synagogue, & surentcirconcis, selon la coutume. II changea son nom de Gabriel encelui d’Uriel. Peu de jours lui suffirent pour reconnoítre queles mœurs & les observances des Juifs n’étoient pas conformesaux loix de Moyíè. II ne put garder le silence fur de telles non-conformités. Mais les Principaux de la Synagogue lui firent en-tendre qu’il devoit suivre de point en point leurs dogmes & leursusages, & que s’il s’en écartoit tant soit peu on l’éxcommunieroit.Cette menace ne F étonna point : il trouva qu’il siérait mal àun homme, qui avoit quitte les commodités de fa patrie pour laliberté de conscience , de céder à des Rabbins, qui étoient fansjurisdiction, & qu’il ne seroit paraître ni cœur, ni piété, s’il tra-hissait ses sentimens dans une pareille rencontre ; c’estpourquoiil continua son train. Aussi fut-il excommunié, & avec un teléffet que ses propres frères, qu’il avoit instruits au Judaïsme,n’osoient lui parler, ni le saluer, quand ils le trouvoient dansles rués. Se voyant dans cet état, il composa un ouvrage poursa justification, & il y fit voir que les observances & les tradi-tions des Pharisiens sont contraires aux écrits de Moyse. A peinel’eut-il commencé qu’il embrassa Fopinion des Saducéenssse per-suadant que les peines & les récompenses de F ancienne loi neregardent que cette vie, se fondant principalement sur ce qu’ilcroyoit que Moyse n’a parlé ni du paradis, ni de Penser. Dèsque ses adversaires eurent appris qu’il étoit tombé dans cetteopinion, ils en eurent une éxtrême joye, parce qu’ils prévirentque cela leur seroit d’un grand usage, pour justifier auprès desChrétiens la conduite de la Synagogue contre lui. De là vint,qu’avant même que son ouvrage s’imprimât, ils publièrent un li-vre touchant l’immortalité de Famé, composé par un Médecin,qui n’oublia rien de tout ce qui étoit le plus capable de faire patier Acosta pour un Athée . On éxcita les enfans à l’infulter enpleine rué, & à jetter des pierres contre fa maison. II ne laissapas de publier un ouvrage contre le livre du Médecin, intituléExamen traAitimum pbilosophicarum ad legem scriptam. II ycombattoit de tout son pouvoir l’immortalité de Farne. LesJuifs s’adressèrent aux Tribunaux d’Amsterdam, Lie déférèrentcomme une personne qui renversoit tous les fondemens du Ju-daïsme & du Christianisme. On le mit en prison, d’ou il sortitau bout de huit ou dix jours. On confisqua sédition de sonlivre, & on lui fit payer une amende de trois cens florins. II nes’arrêta point là. Le tems & ses faux raisonnemens le poussèrentbeaucoup plus loin. II éxamina si la loi de Moyse venoit deDieu, & il crut trouver de bonnes raisons pour croire, que cen’étoit qu’une pure invention humaine. D’où il conclut qu’ilne devoit pas s’obstiner à demeurer séparé du Judaïsme toute savie, toutes les Religions étant indifférentes, lui qui étoit dans unpays étranger, dont il n’entendoit point la langue. II crut qu’ilfallest faire le singe avec les singes. II retourna donc au giron duJudaïsme, quinze ans après son excommunication, rétracta cequ’il avoit dit, & signa ce qu’on voulut. II fut déféré quelquesjours après par un neveu qu’il avoit chez lui. C’étoit un jeunegarçon, qui avoit remarqué que son oncle n’observoit point lesloix de la Synagogue, ni dans son manger, ni fur d’autres points.Cette accusation eut d’étranges suites, car un parent d’Acosta,
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qui l’avoitréconcilié avec les Juifs, se vit engage d’honneur àle persécuter à toute outrance. Les Rabbins & tous les peuplesse revêtirent du méme ésprit, & particulièrement lorsqu’ils icu-rent qu’Acosta avoit conseillé à des Chrétiens, qui étoient venusde Londres à Amsterdam de ne se pas faire Juift. On le citaau grand Conseil de la Synagogue, & on lui déclara qu’il seroitencore une fois excommunié, s’il ne faisoit les satisfactions qu’onlui préscriroit. II les trouva si dures , qu’il répondit, qu’il nepouvoit pas les subir. Là-dessus ils résolurent de le chasser deleur communion, & l’on ne sçauroit représenter les avanies quilui furent faites depuis ce tems-là, & les persécutions qu’íl eutà souffrir de la part de ses parens. Ayant passé sept annéesdans ce triste état, il prit le parti de déclarer qu’il étoit prêt dese soumettre à la sentence de la Synagogue ; car on lui avoitfait entendre qu’au moyen de cette déclaration, il se tireraitd’affaires commodément. Maïs il y fut attrapé , on lui fit subirà toute rigueur la pénitence qui lui avoit d'abord été proposee-Voici la description qu’il en fait lui-mème. Une grande fouled’hommes & de femmes s’étand rendue à la Synagogue pour voirce spectacle, il entra, & au tems marqué il monta en chaire &lut tout haut un écrit où il confessait qu’il avoit mérite millefois la mort, pour n’avoir point gardé le jour du Sabbat, ni lafoi qu’il avoit donnée, & pour avoir déconseillé la profession duJudaïsme à des gens qui se vouloient convertir. Que pour léx-piation de ses crimes, il etoit prêt de souffrir tout ce qu’on or-donnerait , & qu’il promettoit de ne retomber jamais dans detelles fautes. Etant descendu de chaire, il recut ordre de seretirer à un coin de la Synagogue, où il se déshabilla jusqu’à laceinture, &'se déchaussa. Le portier lui attacha les mains à unecolomne. Ensuite le maître Chantre ne lui donna que trente-neuf coups de fouet : car en ces sortes de cérémonies on a soinde ne point éxcéder le nombre prescrit par la loi. Le Prédi-cateur vint ensuite, le fit asseoir par terre & le déclara absousde l’éxcommunication, de forte que l’entrée du paradis n’étoitplus fermée pour lui, comme auparavant. Acosta reprit ses ha-bits, L s’alla coucher par terre à la porte de la Synagogue, &tous ceux qui fortoient passèrent sor lui. Tout ceci a été tiréd’un écrit composé par Acosta , & publié L réfuté par M- Lini-borch. II avoit pour titre Exemplar humante vit te. On croitqu’il le composa peu de jours avant fa mort, & depuis qu’il eutrésolu de s’ôter la vie. 11 éxéeuta cette étrange résolution, unpeu apres qu’il eut manqué son principal ennemi; car dès quele pistolet qu’il avoit pris pour le tuer eut fait faux feu, il fermala porte, L prenant un autre pistolet, il s’en tua. Cela se fit àAmsterdam ; mais on ne fcait pas au vrai en quelle année. 11y a apparence que ce fut peu aprés la cérémonie de son abso-lution, outré du traitement qu’il avoit souffert contre l’éfperancequ’il avoit conque d’une peine mitigée. On suppose dans laBibliothèque universelle tom. Vil. qu’il lé tua environ Fan 1647.mais d’autres disent que ce fut en 1640. * Limborch, ArnicaCollatio de veritate Religions} Cbrijiitma. Bayle, DiHionairecritique , & pour le tems de fa mort, joan. Heívicus Wille me-rus, in dissertât. Philolog , de SadducteU, sag. ult.
ACOSTA, (Emanuel) Cherchez COSTA.
ACOSTA, Grand-Maître de Malte, cherchez ZACOSTA.
ACOSTA, (Christophle) Médecin Portugais, cherchezGO S FA.
ACOVANITES, nom, qui selon S. Epiphane, fut donnéaux hérétiques Manichéens de la Mésopotamie , à cause d’un cer-tain Acovana , disciple de Menés, qui répandit ses impiétés ence pays-là.
ACO 08 , bourg de la vallée d’Afpe en Béarn, où se tiennentles assemblées générales du pays. II est à quatre lieues au delàfous de la ville d’Oleron . II y a aussi un beau Château de cenom en Gâtinois, aux frontières de la Beauce, à une lieuë dePluviers. * Davity, Tome V. Baudrand.
ACQU A, voyez, AQUA.
ACQU A CHE FAVELLA, en latin Thtcria , fontaine célèbrede la Calabre Citérieure, Province du Royaume de Naples.Elle est près de l’embouchure du Grate, & des ruines qu’on ap-pelle Sibari rouinata. Le nom de cette fontaine semble indi-quer qu’on a cru que ces eaux avoient la propriété d’embellirceux qui s’en lavoient.
ACQU ARIA, ( Aquarium ) bourgade d’Italie , dans le paysde Frignana, au Duché de Modène . Elle est renommée pourses eaux médicinales, fur le Panaro, à un mille de Sestole, entirant vers Sassuolo, au pied des montagnes. * Ortelius . Jac-ques CauteUi. Baudrand.
ACQU n SPARTA , Aqua Sparta , Château & bourg d’Italie,dans l’Erat de l’Egiise & Province d’Ombrie, avec titre de Duchéde la maison de Cefi. Ce Château est situé sur une montagne àquatre milles d’Amelia, vers la Tramontane, & à sept de N arm.* Baudrand.
ACQU A VIV A , Aquaviva , bourg de la terre de Bari, Pro-vince du Royaume de Naples,dans la Poùille, & dans la Provincede Bari. II est entre la ville de Bari & celle de Castellanette. C’estde-là que prend son nom la maison des Aquaviva, une des plusconsidérables du Royaume de Naples . * Baudrand. LéandreAlbert!.
ACQU E DIMONDRAGONE, Aqua Suejsana ou Sìnuefsana,bains célèbres du Royaume de Naples , qui sont au bourg deMondtagen , dont ils prennent leur nom moderne, comme ilsportoient autrefois celui de la ville de Sinueise,aujourd’hui rui-Tonu l. K t, née.